Twitch a présenté, le 22 novembre, de nouvelles mesures pour combattre le « grooming », la prédation sexuelle à destination des mineurs, sur sa plateforme. Ces dernières interviennent quelques mois après la publication d’une enquête de Bloomberg faisant état d’un nombre important de prédateurs sexuels au sein du service de diffusion en direct.

La lutte contre le « grooming » s’intensifie

« Notre effort pour mettre fin à la prédation en ligne est une priorité et une responsabilité de tous les instants », affirme Twitch dans son billet de blog. L’entreprise explique que « chez Twitch, nous classons le “grooming” comme un “dommage imminent” et le traitons comme l’une des menaces les plus élevées sur notre service ».

Pour protéger davantage les mineurs présents sur la plateforme, Twitch compte « étendre les signaux » utilisés pour supprimer les profils des enfants âgés de moins de 13 ans. Par la suite, elle prévoit d’interdire ces jeunes utilisateurs de créer de nouveaux comptes une fois qu'ils ont été suspendus. La plateforme introduit également un système de vérification par numéro de téléphone pour empêcher les usagers suspectés d’être trop jeunes de lancer un live.

En parallèle de ces nouvelles mesures, Twitch a mis à jour ses politiques de modération « afin de garantir que tout cas signalé impliquant des enfants de moins de 13 ans soit traité en priorité et rapidement ». Désormais, les paramètres de confidentialité de Whispers, la messagerie directe de la plateforme, bloquent les messages étrangers par défaut. Enfin, Twitch a banni l’utilisation de certains mots et de certaines phrases dans sa barre de recherche pour ses utilisateurs mineurs.

Twitch est très utilisée par les prédateurs

Depuis quelque temps, Twitch est pointé du doigt pour sa gestion de la prédation sexuelle. Une enquête publiée par Bloomberg, fin septembre, montre que de nombreuses personnes malveillantes profitent du design de la plateforme pour trouver et exploiter des enfants en temps réel.

L’investigation du média américain révèle qu’au moins 1 976 comptes sont abonnés, à 70 %, à des chaînes Twitch tenues par des enfants ou de jeunes adolescents. Au total, d’après Bloomberg, 279 016 mineurs seraient la cible de prédateurs sur Twitch.

Selon la société basée à San Francisco, « pour garder une longueur d’avance sur les prédateurs, la collaboration est essentielle ». Aussi, Twitch invite « toute personne disposant d’informations concernant du “grooming” sur Twitch à les partager afin de pouvoir protéger les enfants concernés ».