Motional, la coentreprise créée en 2020 par Hyundai et Arkiv, et Lyft viennent d’annoncer le lancement prochain d’un service de taxis autonomes à Los Angeles, deuxième ville la plus peuplée des États-Unis.

Un service déjà annoncé à Las Vegas

Lors de la fondation de Motional, Hyundai a promis un investissement d’1,6 milliard de dollars pour rattraper son retard dans le domaine des véhicules autonomes. Voilà déjà deux ans que la société teste ses véhicules sans chauffeur de sécurité à Los Angeles, son partenariat avec Lyft dans la ville californienne tombe donc sous le sens. Plus tôt cette année, les deux entreprises ont annoncé une collaboration similaire à Las Vegas, où Motional a déjà opéré plus de 100 000 trajets et obtenu 95 % de notes positives, précise The Verge.

« Los Angeles a été la deuxième ville que Lyft a lancée en 2013 et il est tout à fait approprié que ce soit le deuxième marché de véhicules autonomes que nous lançons avec notre partenaire, Motional », a déclaré le PDG de Lyft, Logan Green. Lorsque le service sera lancé, les véhicules électriques et autonomes Ioniq 5 de Hyundai seront accessibles via l’application de Lyft. Lorsqu’ils viendront chercher l’utilisateur, ce dernier pourra les déverrouiller depuis l’appli. La voiture est en outre équipée d’un écran dédié aux passagers pouvant être utilisé pour contacter un agent à distance à tout moment.

Pour l’heure, les entreprises n’ont pas donné de date précise à propos de l’arrivée du service. « Nous prévoyons de révéler le calendrier lorsque nous serons plus proches du lancement », a déclaré un porte-parole de Motional. Par le passé, la société a déclaré qu'elle ne déploierait pas de véhicules entièrement autonomes avant 2023.

Des autoroutes à Los Angeles.

Los Angeles, ville très étendue et deuxième plus peuplée des États-Unis, est considérée comme un immense marché pour le secteur des taxis autonomes. Photographie : Denys Nevozhai / Unsplash

Motional voit grand

Motional doit encore obtenir les licences nécessaires de la part des autorités californiennes, aussi bien pour transporter des passagers que pour faire payer les trajets sans aucun chauffeur de sécurité. « Nous nous attendons à avoir les autorisations appropriées pour faire payer les trajets avant le lancement commercial », assure l’un de ses porte-paroles.

Au mois d’octobre, Motional annonçait un vaste partenariat multi-marchés avec Uber, grande rivale de Lyft, avec l’objectif de toucher plusieurs millions d’utilisateurs. La firme rappelait toutefois que cette collaboration n’était pas exclusive. Dans ce cas également, on ignore pour le moment quand et où il sera lancé.

Outre Motional, Waymo et Cruise sont les seules entreprises opérant actuellement un service de taxis autonomes aux États-Unis. La filiale de Google est en activité à San Francisco ainsi qu’à Phoenix dans l’État de l’Arizona, tandis que Cruise, startup soutenue par le géant General Motors, dispose d’un service dans une zone restreinte de San Francisco.

Ces deux villes sont bien moins imposantes que Los Angeles ; reste à voir si le partenariat entre Lyft et Motional ne touchera qu’un secteur précis de la métropole, ce qui est le plus probable, ou s’il sera déployé à grande échelle.