Dans un document publié (pdf) mercredi, Cisco a annoncé la mise en place d’un plan de restructuration afin de « rééquilibrer l'organisation et de permettre de nouveaux investissements dans des domaines prioritaires clés ». Avec un budget de 600 millions de dollars, l’entreprise effectuera des licenciements et des changements immobiliers pour la réorganisation de ses activités.

Des licenciements et le plus gros chiffre d’affaires trimestriel de l’histoire pour Cisco

Dans le détail du document publié par le géant de la tech, les coupes budgétaires pourraient affecter jusqu’à 5% de ses effectifs. Cisco employait jusqu’à fin juillet un peu plus de 83 000 personnes. L’entreprise s’est également séparée de nombreux bureaux et biens immobiliers à son siège San José.

Ce plan de restructuration arrive alors que l’entreprise a annoncé des résultats financiers impressionnants réalisés au cours de son dernier trimestre fiscal. Le PDG de Cisco, Chuck Robbins a déclaré, lors d’une conférence, que le dernier chiffre d’affaires trimestriel réalisé était le plus important de l’histoire de l’entreprise. Avec une augmentation de 6% par rapport à la même période l’an dernier, le chiffre d’affaires atteint les 13,6 milliards de dollars. Selon le PDG, Cisco subit toujours l’impact des pénuries, mais qu’elles s'atténuent au fur et à mesure.

Afin de rassurer les employés et les actionnaires, le responsable a insisté sur le mot restructuration, « Ne pensez pas qu'il s'agit d'une action sur les effectifs motivée par des économies de coûts. Il s'agit plutôt d'un rééquilibrage. Si l'on considère l'ensemble de nos activités, il y a des domaines dans lesquels nous aimerions investir davantage ». L’entreprise souhaite notamment continuer de se développer sur la sécurité, et fabriquer davantage de produits pour le cloud.

Une annonce en dissonance avec celles des géants du secteur de la tech, touchés par la crise. Meta a licencié plus de 11 000 personnes récemment. Amazon a mis en avant un environnement économique inhabituel pour expliquer les licenciements et le prolongement de la suspension temporaire des embauches. En plus de l’inflation, le contexte géopolitique, les différents acteurs, à l’instar de Lyft, admettent un recrutement bien trop conséquent lors de la pandémie.