Dans le cadre du programme Artemis, la NASA vient d’étendre son contrat avec SpaceX. Cela démontre que l’agence spatiale passe à la vitesse supérieure après le lancement réussi du Space Launch System (SLS), qui a marqué officiellement le début du programme après de nombreux retards.

L’option B du contrat avec SpaceX débloquée

En 2021, la NASA choisissait Starship de SpaceX pour devenir l’alunisseur de la mission Artemis III, durant laquelle des humains retourneront à la surface de la Lune des décennies après les astronautes du programme Apollo. La mission Artemis II sera habitée, mais elle positionnera ses membres en orbite lunaire, pas à sa surface.

Alors que le SLS vient de prendre son envol pour réaliser la mission Artemis I, l’agence spatiale annonce débloquer pour 1,15 milliards de dollars « l’option B » du contrat établi avec l’entreprise d’Elon Musk. Ainsi, Starship réalisera un deuxième alunissage en 2027 dans le cadre de la mission Artemis IV, après Artemis III pour l’instant prévue en 2025. SpaceX va donc devoir démontrer la capacité de Starship, non seulement à faire atterrir quatre astronautes à la surface lunaire, mais également à s’amarrer avec Gateway, la station qui sera placée en orbite autour de la Lune.

Pour l’heure, Starship, ainsi que son premier étage Super Heavy, n’ont pas volé. À terme, la fusée devrait être encore plus puissante que le SLS, et pourrait même finir par remplacer le lanceur de la NASA. Elle est considérée comme la priorité absolue de SpaceX.

L’ampleur du programme Artemis

En plus de Starship, la NASA explore une seconde voie pour développer un alunisseur. Celle-ci est ouverte à toutes les autres entreprises spatiales américaines et comprend des missions de démonstration avec ou sans équipage depuis l’orbite lunaire jusqu’à la surface de notre satellite.

« Ramener des astronautes sur la Lune pour apprendre, vivre et travailler est une entreprise audacieuse. Grâce aux multiples atterrisseurs prévus, de SpaceX et de ses futurs partenaires, la NASA sera mieux placée pour accomplir les missions de demain : mener plus de recherches scientifiques sur la surface de la Lune que jamais auparavant et préparer les missions avec équipage vers Mars », a déclaré Bill Nelson, administrateur de la NASA, dans un communiqué de presse.

Des astronautes à la surface de la Lune.

Avec le programme Artemis, l’humanité devrait s’installer sur la Lune de manière permanente. Image : NASA

En plus de permettre aux humains de retourner sur la Lune, Artemis vise à s’y installer de manière permanente, à exploiter ses ressources comme l’eau glacée pour survivre et à se préparer pour une exploration spatiale plus lointaine. Dans ce contexte, le programme Artemis comprend de nombreuses missions scientifiques et d’exploration. Par exemple, des entreprises travaillent actuellement au développement d’un réacteur nucléaire capable de fonctionner sur le satellite, tandis qu’un système GPS spécialement pensé pour ce dernier va également être mis en place.

La NASA fait confiance au secteur privé

Il est clair que, plus que jamais, la NASA fait confiance au secteur privé pour mener à bien la partie matériel de son programme. Permettant à l’agence spatiale de se concentrer sur les aspects plus scientifiques des missions, les acteurs du new space font également baisser les coûts de manière drastique pour la NASA.

Le programme Artemis devrait bouleverser la conquête spatiale, et de nombreuses entreprises se préparent d’ores et déjà à ce chamboulement en développant des technologies spécialement axées sur l’occupation de l’orbite. De son côté, SpaceX devrait réaliser le premier test orbital de Starship au mois de décembre.