Alors qu’Elon Musk a pris la décision de se séparer de près de la moitié des employés de Twitter, l’ancien PDG de l’entreprise, Jack Dorsey, a pris parole en assurant que la situation actuelle était de sa faute.

La moitié des employés de Twitter touchés

Arrivé à la tête de Twitter le 27 octobre dernier après un rachat à 44 milliards de dollars, Elon Musk a rapidement enclenché d'importants changements au sein de la société, notamment en se séparant de nombreux de ses dirigeants. Il a également entamé une vaste campagne de licenciements auprès des salariés de l’entreprise, dont la main-d'œuvre devrait être réduite de moitié avec des domaines clés affectés comme les droits de l'Homme, l'accessibilité, l'éthique de l’intelligence artificielle et la curation.

« En ce qui concerne la réduction des effectifs de Twitter, il n'y a malheureusement pas le choix lorsque l'entreprise perd plus de 4 millions de dollars par jour. Toutes les personnes licenciées se sont vues offrir 3 mois d'indemnités de licenciement, soit 50 % de plus que ce que la loi exige », a expliqué Musk dans un tweet. Cela ne semble pas satisfaire les employés de Twitter qui ont lancé un hashtag sur la plateforme baptisé #LoveWhereYouWorked. Celui-ci leur permet de se remercier, de se dire au revoir et de partager des nouvelles personnelles.

En réponse à cet événement, Jack Dorsey a décidé de prendre la parole sur Twitter. C’est la première fois que l’ancien PDG s’exprime de la sorte depuis l’annonce du rachat de la plateforme par Elon Musk au mois d’avril.

Jack Dorsey et Elon Musk, une relation plutôt bonne

L’homme d’affaires a expliqué que la situation découlait principalement de ses propres décisions : « Les gens chez Twitter, passés et présents, sont forts et résistants. Ils trouveront toujours un moyen, quelle que soit la difficulté du moment. Je réalise que beaucoup sont en colère contre moi. Je suis responsable de la raison pour laquelle tout le monde est dans cette situation : J'ai augmenté la taille de l'entreprise trop rapidement. Je m'en excuse », a-t-il déclaré.

Jack Dorsey s’est toujours montré en faveur de l’arrivée d’Elon Musk à la tête de Twitter. Nouant une amitié proche, les deux hommes auraient en effet une vision similaire sur l’avenir du réseau social. « Je pense qu'il doit s'agir d'un protocole open source, financé par une sorte de fondation qui ne possède pas le protocole, mais le fait progresser. Un peu comme ce qu'a fait Signal. Il ne peut pas y avoir de modèle publicitaire », a écrit Dorsey à Musk dans un message révélé dans le cadre du procès qui devait opposer le PDG de Tesla et de SpaceX aux dirigeants de Twitter.

Peu de temps après l’annonce de l’acquisition, Jack Dorsey a par ailleurs déclaré : « Elon est la seule solution en laquelle j’ai confiance. J’ai confiance en sa mission de faire porter plus loin la lumière de la conscience ».

Une situation chaotique

Il paraît peu probable que le mea culpa de Dorsey apaise les tensions au sein de l'entreprise. D’ailleurs, les utilisateurs sont eux aussi très nombreux à quitter la plateforme, tandis que cette dernière fait l'objet d'une plainte dans le cadre d'un recours collectif pour « licenciements abusifs, sans préavis légal », ce qui constitue une violation du Worker Adjustment and Retraining Notification Act. Cette action pourrait permettre aux personnes licenciées d’obtenir des dommages et intérêts compensatoires.

De son côté, Jack Dorsey a décidé de lancer un nouveau réseau social baptisé Bluesky, qui est basé sur le principe de décentralisation.