La justice coréenne se penche sérieusement sur le cas de quatre employés de Samsung, actuels et anciens, accusés d'avoir volé des documents relatifs à des technologies particulièrement onéreuses sur le terrain des semi-conducteur, pour les revendre à d'autres firmes à l'étranger. Ces technologies auraient notamment bénéficié à des entreprises chinoises et un  à géant américain du marché, apprend-on de Yonhap News.

Les quatre employés du géant coréen occupaient des postes à responsabilité. Deux d'entre étaient chercheurs chez Samsung Engineering, tandis que les deux autres sont d'anciens ingénieurs du groupe. Tous sont inculpés pour violation de la loi coréenne sur la prévention de la concurrence déloyale, et pour avoir enfreint la loi sur la protection des technologies industrielles, ont indiqué les autorités locales.

Des secrets industriels qui ont trouvé preneurs...

Dans le détail, l'un des employés inculpé est accusé d'avoir reçu, entre autres documents sensibles, un manuel d'utilisation et un plan pour un système d'eau ultra pure de la part de deux travailleurs de Samsung Engineering. L'intéressé aurait divulgué ces documents clés en août 2018, alors qu'il essayait de trouver un nouvel emploi dans une société chinoise de consulting en semi-conducteurs, lit-on. Après avoir été embauché dans une autre firme chinoise, cet ancien employé de Samsung aurait par la suite utilisé ces documents volés pour en faire profiter sa nouvelle entreprise.

Il s'agit pour rappel d'une eau purifiée de tout ion, matière organique, ou microbe, utilisée pour le nettoyage des wafers et donc cruciale pour la fabrication des semi-conducteurs. Le système détourné par le prévenu avait ainsi fait l'objet de lourds investissements de la part de Samsung depuis 2006 : 21,2 millions de dollars en tout, rapporte Yonhap News.

Un autre employé est quant à lui accusé d'avoir transmis à Intel, rival de Samsung sur le marché des semi-conducteurs, un fichier contenant une technologie clé inhérente aux activités de fonderie du groupe. Cette divulgation d'un document confidentiel à une entreprise concurrente aurait été mise en oeuvre alors que l'employé en question était toujours en poste chez Samsung... mais sur le point d'être embauché par Intel. D'après la justice coréenne, l'intéressé aurait transmis ces documents à son nouvel employeur après l'avoir photographié depuis l'espace en ligne de Samsung auquel les personnels du groupe ont accès.