Apple a retiré plusieurs applications russes de son magasin d’applications. Depuis le 27 septembre, les applications du conglomérat technologique VK telles que Vkontakte, le Facebook russe, Mail.ru, VK Music et Youla classifieds, ne sont plus disponibles sur iOS. Cette décision survient à la suite des récentes sanctions imposées par le gouvernement britannique aux oligarques russes dans le cadre des « référendums fictifs » en Ukraine.

Fin de services pour les applications VK

« Certaines applications VK sont bloquées par Apple et ne sont donc plus disponibles au téléchargement et à la mise à jour dans l’App Store », informe VK dans son communiqué. La deuxième plus grande société Internet de Russie après Yandex, la version russe de Google, a été placée sur liste noire par Apple. Afin de rassurer ses utilisateurs, l’entreprise, fondée en 2006 par Pavel Durov, créateur de Telegram, explique que ses services, dont Vkontakte, continueront d'être disponibles sur les appareils Apple pour ceux qui possèdent déjà l’application.

Apple justifie ce retrait par les sanctions prises par le Royaume-Uni à l’encontre de Moscou ce lundi 26 septembre. Adam Dema, un porte-parole du géant américain de la technologie, a indiqué à The Verge que « ces applications sont distribuées par des développeurs détenus ou contrôlés majoritairement par une ou plusieurs entités sanctionnées par le gouvernement britannique ». Avant d’ajouter, « afin de se conformer à ces sanctions, Apple a résilié les comptes développeurs associés à ces applications, et celles-ci ne peuvent être téléchargées depuis aucun App Store, quel que soit le lieu ».

Le Royaume-Uni sanctionne les oligarques russes

Dernièrement, plusieurs référendums ont été organisés dans les territoires ukrainiens occupés par l’armée russe. Ils questionnent les Ukrainiens sur l’annexion de leur pays à la Russie. Ces derniers ont été qualifiés d’« annexion déguisée » par les leaders du G7 et « fermement condamnés ». James Cleverly, ministre britannique des Affaires étrangères, a déclaré que « les référendums fictifs organisés sous la menace d’une arme à feu ne peuvent être ni libres ni équitables et nous ne reconnaîtrons jamais leurs résultats ». Le « oui » arrive largement en tête, dans 4 provinces ukrainiennes, avec 98 % des voix.

En réaction, Londres a décidé de sanctionner 23 cadres de Gazprombank, une banque russe qui possède des liens avec VK. James Cleverly précise que « les sanctions d’aujourd’hui visent ceux qui sont derrière ces votes fictifs, ainsi que les individus qui continuent à soutenir la guerre d’agression du régime russe ».