Dans le cadre d'un partenariat entre Vedanta, une compagnie métallurgique indienne, Foxconn, l'entreprise taïwanaise spécialisée dans l'électronique, a annoncé le 13 septembre investir près de 20 milliards de dollars en Inde. Une nouvelle coentreprise va voir le jour et une nouvelle usine devrait employer plusieurs dizaines de milliers de personnes dans le pays, tout ça dans le but de se faire une place sur le marché des semi-conducteurs.

Foxconn va délocaliser sa production en Inde

Afin d'être moins tributaire de la Chine, le Taïwanais Foxconn, principal sous-traitant d'Apple, déplace de plus en plus sa production d'iPhone vers l'Inde. Et cette tendance se confirme avec la signature d'un nouveau partenariat avec l'indien Vedanta. Foxconn va ainsi investir 19,5 milliards de dollars pour créer une usine de puces et d'écrans dans l'État du Gujarat situé à l'ouest de l'Inde, dans la ville d'Ahmedabad, rapporte TechCrunch.

Avec la construction de cette nouvelle usine, l'entreprise taïwanaise souhaite garantir son approvisionnement en composants électroniques. Dans un contexte où la pénurie des semi-conducteurs fait encore rage et avec les tensions géopolitiques entre la Chine et Taïwan, la société n'a pas hésité à investir en Inde afin que le pays devienne le second pays de fabrication des iPhone dans le monde après la Chine.

Partout dans le monde, plusieurs géants des semi-conducteurs ont investi pour lutter face aux potentielles pénuries qui pourraient survenir à l'avenir et ainsi, ne pas être dépendant des concurrents. Intel a dépensé plus de 60 milliards de dollars pour la construction de nouvelles usines aux États-Unis et en Europe, tandis que TSMC, le leader mondial du secteur, également taïwanais, a prévu d'investir 100 milliards de dollars, dont 44 milliards cette année, pour agrandir ses capacités de production dans les trois ans.

Le plus grand investissement d'une entreprise en Inde

D'ici deux ans, la production de la nouvelle usine Foxconn/Vedanta devrait être lancée. La société taïwanaise détiendra 40 % des parts de la coentreprise, tandis que Vedanta récupérera les 60 % restant. Pour le président de Vedanta, Anil Agarwal, ce projet est la première pierre de la « Silicon Valley indienne ».

Grâce à cette usine, les deux partenaires affirment qu'ils pourront créer plus de 100 000 emplois. Une véritable aubaine pour le Premier ministre indien Narendra Modi qui se réjouit du plus grand investissement jamais réalisé par un groupe en Inde. Le pays n'a pas caché ses ambitions de se faire une place sur le marché des semi-conducteurs.