Mardi 13 septembre, les actionnaires de Twitter ont approuvé le rachat (actuellement suspendu) du réseau social par Elon Musk, pour la somme de 44 milliards de dollars. Ce vote va permettre au réseau social de poursuivre une action en justice visant à obliger le milliardaire à finaliser l'acquisition.

Le vote des actionnaires va peser dans le procès du 17 octobre

En avril 2022, Elon Musk a proposé de racheter Twitter pour 44 milliards de dollars. Initialement, de nombreuses personnes ont pensé que le patron de Tesla et de SpaceX ne pourrait pas réunir une telle somme. Le milliardaire a finalement réussi à financer son offre grâce à des investissements personnels, d'autres de la part de Morgan Stanley et de plusieurs institutions financières. Le 25 avril, Elon Musk parvenait à un accord avec le Conseil d’administration du réseau social. Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts.

En effet, Elon Musk a accusé Twitter de « rétention d’informations » au sujet des faux comptes. Selon le réseau social, les faux comptes représentent moins de 5 % des comptes enregistrés sur la plateforme. Pourtant, d'après Musk, ils représenteraient plutôt 20 %. Des suppositions confirmées par les récentes révélations de Peiter Zatko, qui confirme que Twitter a bien menti à ce sujet. De quoi pousser Elon Musk à se rétracter et à ne plus vouloir acheter Twitter. Cependant, les deux parties se sont engagées à verser une indemnité de rupture pouvant aller jusqu'à un milliard de dollars.

La bataille s'annonce virulente entre Twitter et Musk

L'approbation des actionnaires signifie que Musk et Twitter seront bien opposés dans le cadre d'un procès qui se tiendra en octobre devant la Cour de la chancellerie du Delaware. La bataille judiciaire entre Elon Musk et Twitter aura lieu du 17 au 21 octobre. Les révélations de Peiter Zatko pourraient jouer en faveur du milliardaire. En effet, les avocats d’Elon Musk ont même tenté de gagner du temps pour pouvoir analyser les allégations de l'ancien chef de la sécurité de Twitter, licencié en janvier.

Il a dénoncé plusieurs lacunes du réseau social en matière de protection des données et de sécurité de façon générale. De telles révélations vont forcément susciter l'intérêt des régulateurs et des législateurs. D'ailleurs, la juge a accepté que les avocats du milliardaire exploitent ces informations. Elle les autorise à récupérer quelques documents supplémentaires et même à appeler des témoins supplémentaires.