Dans le contexte actuel, le savoir-faire de la Corée du Sud dans les puces électroniques est au cœur des rivalités entre la Chine et les Etats-Unis. Séoul vient d'officialiser sa participation à la réunion préliminaire du Chip 4, un événement organisé par les États-Unis et décrié par la Chine.

La Corée du Sud confirme son intérêt pour le Chip 4

Du 8 au 10 août, Park Jin, ministre sud-coréen des affaires étrangères, était en visite en Chine pour échanger sur le sujet des semi-conducteurs. Une visite qui a eu lieu dans un climat électrisé par les tensions autour de Taïwan et un positionnement plus dur du président sud-coréen, Yoon Seok-youl, envers Pékin. Dans le contexte actuel, la Corée du Sud se retrouve dans un position délicate entre Pékin et Washington. Les deux grandes puissances tentent de s'arracher son savoir-faire sur les puces électroniques.

Au grand désespoir de la Chine, Séoul a récemment confirmé son intérêt pour le projet Chip 4. La Corée du Sud a confirmé sa présence à la réunion préliminaire de ce Chip 4, un événement qui doit réunir les États-Unis, le Japon, la Corée du Sud et Taïwan. Des pays qui hébergent des entreprises comme Samsung Electronics, SK Hynix, Intel, ou encore TSMC. Des géants qui dominent le marché des semi-conducteurs. Selon Park Jin, « la décision de participer à la réunion préliminaire est entièrement basée sur des intérêts nationaux et ne vise pas à exclure ou à cibler un pays en particulier ».

Une alliance contre la Chine ?

Imaginé et mis en œuvre par les États-Unis, le Chip 4 est une alliance stratégique entre les grandes puissances du secteur des semi-conducteurs. Pékin a de nombreuses raisons de ne pas apprécier cette alliance. La Chine estime que le Chip 4 est un projet qui vise à contrer l'influence chinoise dans l'industrie des puces et dans la région indo-pacifique. Comme la Corée du Sud a des usines en Chine et que l'Empire du milieu reste son premier partenaire commercial, tous les regards se sont tournés vers Séoul pour voir comment le pays allait s'y prendre. La réunion préliminaire du Chip 4 devrait avoir lieu fin août.

Les responsables sud-coréens ont déclaré que la décision du pays de rejoindre officiellement le groupe sera basée sur les résultats de cette réunion préliminaire. Même si Taïwan déclare ne pas avoir encore reçu l'invitation au Chip 4, il y a peu de doute sur sa participation. Les tensions avec la Chine sont au plus haut et les responsables taïwanais ont tout intérêt à renforcer leurs relations avec les États-Unis. Avec la récente visite de la présidente de la Chambre des représentants américaine, Nancy Pelosi, les tensions sont montées d'un cran.