Selon Reuters, Amazon a interrompu les travaux de six nouveaux immeubles qui étaient censés devenir des bureaux aux États-Unis. L'entreprise déclare qu'elle souhaite évaluer « ses besoins en matière de travail hybride ». De nombreux géants de la tech adoptent la même posture.

Les géants de la tech freinent leurs investissements immobiliers

Amazon vient de stopper la construction de six nouveaux immeubles à Bellevue et Nashville afin de s'assurer des besoins réels des équipes. Le télétravail et le travail hybride ont changé la donne. Depuis la pandémie de Covid-19, les salariés sont habitués à travailler depuis chez eux et les entreprises se sont aperçues que cela pouvait fonctionner. Alors pourquoi investir autant dans l'immobilier si ce n'est pas nécessaire ? C'est la question que se pose actuellement Amazon aux États-Unis. Un porte-parole de la société de Jeff Bezos a déclaré vouloir « prendre le temps d'adapter ces nouvelles constructions au travail hybride ».

Selon les déclarations officielles, la pause et le report de ces constructions n'affecteront pas les plans d'embauche d'Amazon. L'entreprise prévoit toujours de créer 25 000 emplois à Bellevue et 5 000 autres à Nashville. Pour John Schoettler, VP Global Real Estate and Facilities chez Amazon, « la pandémie a considérablement changé la façon dont les gens travaillent chez les géants de la tech. Nos bureaux sont des investissements à long terme et nous voulons nous assurer que nous les concevons de manière à répondre aux besoins de nos employés à l'avenir ».

Y aura-t-il une incidence sur le marché de l'emploi ?

Même chose du côté de Meta : l'entreprise n'agrandira pas ses bureaux à New York.  Finalement, l'entreprise de Mark Zuckerberg a décidé de ne pas pousser les murs. Meta prévoyait d'agrandir ses bureaux new yorkais de 30 000 m2 au 770 Broadway, un immeuble près d'Astor Place où l'entreprise est déjà installée.

À New York toujours, Amazon a réduit la quantité d'espace qu'elle avait l'intention de louer à JPMorgan Chase & Co à Hudson Yards. Selon un porte-parole de Meta, « ces dernières années, de nouvelles possibilités ont vu le jour quant à la façon dont nous nous connectons et travaillons. Voilà pourquoi nous n'avons plus besoin d'agrandir nos bureaux à New York ».

Chez Meta, cette politique a une incidence sur les recrutements : l'entreprise a déclaré qu'elle allait recruter 30% d'ingénieurs en moins, et malgré tout, Amazon a reconnu que ses entrepôts étaient « en sureffectif ». Les deux géants américains ne sont pas les seuls à avoir interrompu leurs projets d'expansion. Salesforce a récemment mis en location environ la moitié de l'un de ses bureaux à San Francisco, car les travailleurs tardent à revenir. On sent bien que les géants de la tech cherchent à réduire leurs coûts...