Les avocats d’Elon Musk ont déposé, le 15 juillet, une requête devant une cour du Delaware, dans l’espoir de repousser un futur procès contre Twitter. Le réseau social, qui a déposé une plainte à la suite de l’annulation de son rachat par le milliardaire trois jours plus tôt, a demandé un traitement accéléré de l’affaire.

Twitter veut aller vite, Musk non

Le bras de fer juridique est engagé entre le dirigeant de Tesla et Twitter. La première bataille sera donc celle de la date du procès. Le réseau social souhaite qu'il débute dès la mi-septembre 2022. Cette décision est justifiée par l’imminence de la date limite théorique de la procédure de rachat, le 24 octobre.

Les conseils d’Elon Musk ont rapidement répliqué. CNBC rapporte qu’ils ont déclaré que « ce serait un "exploit extraordinaire" que de juger une affaire complexe d'accord manqué, même dans un délai de cinq à six mois ». Ils espèrent que l’audience ne se tiendra pas avant le 13 février 2023 au plus tôt.

Selon eux, la hâte de Twitter serait « sa dernière tactique pour dissimuler la vérité sur les comptes de spam ». Ils estiment qu’un délai est nécessaire pour étudier les données du réseau social pour déterminer le nombre de faux comptes.

Les faux comptes au cœur du débat

Pour rappel, Elon Musk a annulé le rachat du réseau social à 44 milliards de dollars, à cause du nombre de faux comptes sur la plateforme. Il accuse celle-ci d’avoir cherché à lui dissimuler cette information.

Twitter n’a pas réagi à la requête des avocats d’Elon Musk. Sur l’affaire des faux comptes, la plateforme accuse le milliardaire de mauvaise foi. Ils assurent avoir fourni toutes les informations nécessaires tandis qu’Elon Musk traînait Twitter dans la boue.

Dans sa plainte la plateforme lui reproche d’avoir « prétendu suspendre l’accord en attendant de satisfaire des conditions imaginaires, failli à son obligation de trouver des financements [...], enfreint son devoir de réserve et utilisé des informations confidentielles à de mauvaises fins ».

Un juge de l’État du Delaware se prononcera le 19 juillet sur la date retenue pour le procès.