Pavel Dourov, l’un des co-fondateurs de Telegram, a averti le 10 juin, sur son application favorite, qu’une version Premium allait sortir « ce mois-ci ». L’hypothèse d’une version payante de la messagerie est évoquée depuis 2020.

Telegram Premium ne va pas nuire aux utilisateurs gratuits

Pavel Dourov justifie l’apparition d’une version payante par des demandes utilisateurs et la préservation de la gratuité de l’application. Il écrit « Après avoir réfléchi, nous nous sommes rendu compte que la seule façon de permettre à nos fans les plus exigeants d'obtenir plus tout en conservant nos fonctionnalités existantes gratuites est de rendre ces limites plus élevées payantes ».

Pour rassurer davantage les usagers de la messagerie rétifs à l’idée de passer au payant, Dourov explique qu’ils bénéficieront par ricochet de nouveaux services. Parmi eux, l’affichage de documents, des médias, des autocollants…

Côté payant le fondateur de Telegram s’est montré moins prolixe, décrivant simplement « une formule d'abonnement qui permet à chacun d'acquérir des fonctionnalités, une vitesse et des ressources supplémentaires ».

The Verge, qui a eu accès à la version bêta de l’option payante mentionne plusieurs choses, une augmentation de la taille des fichiers téléchargeables, la vitesse de téléchargement augmentée, un convertisseur de voix en texte, une gestion avancée du chat... Le tout pour 4,99 dollars (4,78 euros).

La course à la monétisation

La monétisation de Telegram et de ses 500 millions d’utilisateurs reste relativement mystérieuse relève TechCrunch. Le Premium pourrait être une option en ce sens ou simplement couvrir les frais d’entretien des serveurs de la messagerie. La tentative pour créer une cryptomonnaie, Gram, avait échoué il y a un an sous l’hostilité des États-Unis.

Parallèlement, Pavel Dourov s’est réjoui que les expériences publicitaires sur les canaux publics aient été « plus concluantes que prévu », mais à l’air de repousser cette solution. Selon lui « Telegram devrait être financé principalement par ses utilisateurs, et non par les annonceurs ».