La semaine du 23 avril, plusieurs développeurs ont reçu un mail d’Apple qui les invitait à mettre à jour leur application dans les 30 jours pour éviter leur suppression. Cela a suscité une levée de boucliers chez des développeurs indépendants qui n’ont pas compris cette décision. En réponse, Apple a officiellement communiqué via son site le 29 avril. L’entreprise essaye d’effacer les craintes et apporte quelques explications sur sa politique de suppression des applications de l’App Store.

Une politique en vigueur chez Apple depuis 2016

En réponse à cette situation qui met certains développeurs en colère, Apple a apporté quelques précisions sur sa gestion actuelle de l’App Store. La marque à la pomme vient confirmer que sa politique de suppression des applications est en vigueur depuis 2016, comme l’affirmait Tim Cook la même année. Ainsi, 2,8 millions d’applications qui ne « fonctionnent plus comme prévu, qui ne respectent pas les critères actuels d’évaluation, ou qui sont obsolètes » ont été retirées de l’App Store en six ans.

La firme californienne évoque les trois raisons principales qui motivent ces suppressions. Elles permettent d’abord d’améliorer la visibilité des nouvelles applications qui atteignent difficilement les utilisateurs de l’App Store. Apple joue aussi la carte de la sécurité des utilisateurs et de la protection des données, qui ne seraient pas garanties par les applications qui ne sont plus mises à jour. Enfin, les applications à jour offrent une meilleure expérience utilisateur en profitant des fonctionnalités des dernières versions d’iOS, iPadOS et MacOS.

Léger sursis pour les développeurs

Apple essaye d’être plus précis sur ce qu’est une application « obsolète ». Apple a détaillé que les applications concernées sont celles qui n’ont pas été mises à jour depuis trois ans et qui ont échoué à être téléchargées suffisamment de fois sur une période d’un an. Le géant de la tech ne donne toutefois toujours pas le nombre de téléchargements minimum requis. Un flou persistant qui a le don d'alimenter certains doutes. Robert Kabwe, développeur et fondateur du studio Protopop Games, dont l’un des jeux va être supprimé, s’inquiète de l’importance réelle que représente le nombre de téléchargements dans la prise de décision d’Apple.

Les développeurs qui ne respectent pas ces conditions recevront alors le fameux mail qui les invite à mettre à jour leur application. Le délai de 30 jours passe dorénavant à 90 jours « si besoin », même pour ceux ayant déjà reçu le mail et dont l’application n’a pas encore été supprimée. Ce délai supplémentaire apparaît comme une réponse aux développeurs indépendants qui ont exprimé leur désarroi. Pour autant, comme ils l’ont déjà fait savoir, mettre à jour une application demande du temps et des moyens. Ce léger sursis n’est peut-être pas la réponse attendue.