Certains Français ont pu avoir eu du mal à avoir accès à Internet depuis la nuit du 26 avril. Plusieurs câbles de fibre optique ont été coupés dans différents endroits. Un acte de sabotage est suspecté selon les informations de l’Obs, une enquête a été ouverte.

Les opérateurs en alertes

Que s’est-il passé dans la nuit du 26 au 27 avril ? Plusieurs câbles de fibres optiques ont été sectionnés à plusieurs endroits en France. L’opérateur à destination des professionnels Netalis rapporte en évoquant l’incident « une première pour Netalis en 7 années d'exploitation de notre réseau ». L’opérateur a rapporté tôt dans la matinée que « Deux câbles longue distance d'opérateurs différents sont coupés à plusieurs centaines de kilomètres de distance ».

Le Monde rapporte que SFR a été également touchée par une coupure dans la région lyonnaise le 26 avril et une en île de France dans la nuit du 27. Un autre opérateur, étranger, a expliqué avoir perdu sa connexion Paris-Lille. Parmi les opérateurs grand public Free a été l’un des plus touchés. Il est possible de constater les pics de signalements de panne de l’opérateur dans les zones impactées par les coupures via Downdetector. Orange et Bourgues Telecom n’ont pas été affectés, mais annoncent avoir renforcé leur vigilance.

Carte de France avec des points rouges

La carte met en avant une accumulation anormale de signalements par les utilisateurs de Free. Source : Downdetector

Les pertes d’accès à Internet ont été limitées par les opérateurs, même si celui-ci a été très ralenti. Sami Slim, directeur général de Telehouse à expliquer à l’AFP, « C’est un peu comme si des autoroutes étaient coupées, et qu’il fallait rediriger le trafic sur des nationales ». La connexion doit être progressivement rétablie tout au long de la journée.

Un événement « très rare » en France et « grave »

Bien qu’il n’y ait aucune preuve formelle d’un acte volontaire, l’enquête ne fait que débuter, beaucoup y pensent. La coordination des coupures à un niveau national rend l’hypothèse du hasard et de l’accident improbable.

Pour Netalis, « En l'état, aucun élément ne peut présumer un acte de malveillance, mais des investigations sont en cours au regard de l'intervalle très court entre les deux incidents ». Free prend beaucoup moins de précautions, il voit dans ces événements de « multiples actes de malveillance sur infrafibre ».

Vu l’ampleur des dégâts les autorités ont naturellement été rapidement mises au courant. Le secrétaire d’État au numérique a confirmé sur Twitter des coupures de câbles en Île-de-France. Le ministère de l’Économie a admis à l’AFP qu’il est possible que les « tuyaux sectionnés » puissent être des actes de vandalisme. Selon une source étatique de l’Obs, cet « acte de malveillance coordonné » est « grave » et « très rare ».