Nouveau tumulte dans l’histoire récente d’ARM. L’entreprise basée à Cambridge, au Royaume-Uni, a annoncé à la presse britannique, le 14 mars, qu’elle allait supprimer 15% de ses effectifs à travers le monde, soit 1 000 emplois en moins.

Accumulation de difficultés du côté d’ARM

Cette annonce intervient un mois à peine après l’abandon officiel du rachat d’ARM par Nvidia pour 40 milliards de dollars, pour des raisons réglementaires. SoftBank, propriétaire du premier concepteur de puces du monde depuis 2016, a décidé, après cet échec, d’appliquer son plan B, introduire ARM en bourse. Une affaire qui s’annonce également complexe…

L’ancien PDG de l’entreprise, de 2013 à février 2022, Simon Segars, avait déclaré qu’ARM ne pourrait pas suivre un niveau d’investissement suffisant sans le soutien de Nvidia. À l’arrivée de SoftBank ARM en avait profité pour croître et doubler ses effectifs, aujourd’hui de 6 500 salariés environ.

Les ingénieurs seront épargnés

Dans la déclaration publiée par l’entreprise il n’est pas fait mention du changement de propriétaire. Le communiqué explique que « Comme toute entreprise, ARM revoit continuellement son business plan pour s'assurer que l'entreprise a le bon équilibre entre les opportunités et la discipline en matière de coûts ».

Son nouveau PDG, Rene Haas a détaillé au Telegraph, « Pour rester compétitifs, nous devons supprimer la duplication du travail maintenant que nous ne formons qu'un seul bras, arrêter le travail qui n'est plus essentiel à notre succès futur ».

D’après les informations de Bloomberg, les ingénieurs ne seront pas affectés par les licenciements à venir. Les États-Unis et le Royaume-Uni, où sont installés 3 000 employés d’ARM, seront les deux pays les plus touchés par cette décision.