Le cabinet d’analystes IC Insights a pronostiqué le 6 janvier que le secteur des puces pourrait atteindre un chiffre d’affaires record de 680,6 milliards de dollars en 2022. Selon l’étude, la croissance des ventes devrait atteindre 11% en cette nouvelle année contre 25% en 2021.

Les puces, une denrée très recherchée

Le cabinet estime que ce ralentissement du taux de croissance représente un retour à une certaine normalité et encore. L’année 2021 a été un cru exceptionnel pour le marché des puces, dans un contexte de pénurie mondial.

Industrie automobile, informatique, constructeurs de smartphones ou consoles de jeux, les fabricants de puces ont eu toutes les peines du monde à suivre la reprise économique post-Covid.

Les confinements, la forte hausse de la demande après la crise, des événements climatiques imprévisibles ont déstabilisé l’offre tout en poussant la demande. Encore récemment, une reprise épidémique à Xi’an a forcé Samsung et Micron à ralentir de nouveau leur production.

Du côté de la demande, la dynamique ne va pas changer tout de suite Duncan Stewart, directeur de recherche pour la technologie, les médias et les télécommunications de Deloitte, interrogé par The Register, a expliqué que « Chaque marché final pour les semi-conducteurs est en pleine croissance, et cette croissance est aussi rapide, voire plus rapide, que jamais auparavant ».

Investir pour mettre fin à la pénurie

Pour répondre à la demande les leaders du secteur, TSMC, Samsung, Intel ont multiplié les investissements, jusqu'à 152 milliards de dollars en 2021. Certains, notamment les producteurs de puces moins perfectionnées comme Texas Instrument ont mis du temps à se mettre en branle. Le marché de la puce est connu pour son alternance entre périodes de sous-production et de surproduction.

Les fluctuations du marché des puces. Crédit : IC Insights

Selon les professionnels du secteur, la pénurie ne sera résorbée qu’en 2023. Pas de panique, selon le cabinet Deloitte, la crise liée à la pénurie devrait peu à peu s’atténuer le temps que l’industrie adapte ses lignes de production à la demande.