Un rapport publié le 9 décembre tire un bilan flatteur d’un an de répression sur la Tech chinoise. Le texte se concentre sur la situation des applications en matière de protection des données et le travail de l’Administration de la cybersécurité de Chine (CAC).

La Chine reprend la main sur ses applications

C’était l’une des ambitions du gouvernement chinois, examiner la situation de 1,12 million d’applications pour s’assurer qu’elles sont en conformité avec les nouveaux règlements mis en place, par exemple le PIPL, l’équivalent chinois du RGPD.

Depuis début 2021, 1 425 applications parmi les plus populaires ont été testées autour de trois grandes thématiques : la collecte inutile d’information personnelle, l’absence de politique de confidentialité, ou encore un consentement généralisé pour une myriade de services.

Parmi les services contrôlés par le CAC, 351 applications ont reçu un avertissement et l’ordre de se mettre en conformité sous peine d’être supprimée. Dans cette liste se trouve notamment WeChat, la super application de Tencent, accusé de récupérer des informations inutiles sur les appareils de ses utilisateurs. Le service a reçu temporairement l’interdiction de recruter de nouvelles personnes durant l’été en guise de sanction.

Un rapport légèrement biaisé ?

Le South China Morning Post, qui a relayé le rapport, note qu’il est le fruit de l’Équipe technique nationale de réponse d’urgence aux réseaux informatiques (CNCERT). Cette entité revendique sa neutralité, mais travaille avec la Cybersecurity association of China, elle-même répondant aux ordres du CAC.

Cela pourrait expliquer que d’autres organismes à l’œuvre dans la répression sur la Tech, comme le ministère de l’Industrie et des Technologies de l’information (MIIT) ne soient pas mentionnés malgré son travail sur la confidentialité des applications. Le 9 décembre, 106 applications, dont le premier service de karaoké du pays, Changba, ont dû être retirées de la boutique sur demande du ministre.

En novembre, le MIIT avait dénoncé 2 000 applications pour diverses raisons et poussé au retrait de 540 d’entre elles. Selon le rapport, du CNCERT 95% des services disponibles en Chine dispose de moins d’un million d’utilisateurs et sont pour beaucoup insuffisamment protéger. Les autorités de régulations du pays ont encore du travail.