Séparément, Ford et General Motors veulent se lancer dans le développement de semi-conducteurs. Depuis plus d'un an et demi, une pénurie de composants électroniques affecte l'industrie automobile. Pour ne plus avoir à subir les conséquences de cette crise, le Wall Street journal rapporte que les deux constructeurs américains cherchent à s'associer avec les bons partenaires afin de travailler au développement de semi-conducteurs.

Ford va collaborer avec GlobalFoundries

Dans un récent communiqué de presse, Ford mentionne un plan visant à « faire progresser la fabrication de semi-conducteurs et le développement technologique aux États-Unis ». Sans s'engager à construire des usines, le géant américain affirme qu'il va « explorer toutes les possibilités de fabrication des semi-conducteurs, pour soutenir l'industrie automobile ». Ford annonce sa collaboration avec GlobalFoundries : un partenariat stratégique dans le but de stimuler l'approvisionnement en puces pour Ford et l'industrie automobile américaine.

De son côté, Mark Reuss, PDG de General Motors, a déclaré que son entreprise travaille actuellement au « co-développement » de nouvelles puces avec de nombreux partenaires dans le domaine des semi-conducteurs, comme Qualcomm ou TSMC. Chuck Gray, VP chez Ford, chargé des logiciels embarqués, a déclaré au Wall Street journal que : « nous avons le sentiment que nous pouvons vraiment améliorer les performances de nos produits et notre indépendance technologique en même temps ». Avec ce nouveau partenariat, Ford veut rétablir l'équilibre entre l'offre et la demande dans l'industrie automobile.

En 2021, le défi de l'industrie automobile est technologique

Cela ne vous aura pas échappé, la demande de puces a significativement augmenté dans l'industrie automobile. Pour répondre aux nouvelles normes et s'adapter aux technologies, les constructeurs ont besoin de ces composants. La pandémie de Covid-19 a accéléré ce phénomène de pénurie mondiale. Jim Farley, le PDG de Ford, a dévoilé son plan pour faire face à la pénurie de puces. Selon lui, cela implique le recours à la « production directe ». Il explique que : « de nombreuses entreprises américaines souhaitent qu'une véritable filière des semi-conducteurs s'installe sur leur territoire ».

Conscient que la construction d'usines pourrait prendre des dizaines d'années, il propose donc une solution pour gérer des stocks tampons : « ce n'est pas idéal, c'est un peu du gaspillage, mais c'est mieux que de manquer ». En collaborant avec les fabricants de puces, Ford espère améliorer la situation. Il a également précisé que les constructeurs automobiles doivent aujourd'hui « disposer de connaissances solides en matière de conception de logiciels et de puces en interne ». En effet, le véritable combat de l'industrie automobile se joue aujourd'hui sur ce terrain.