Amazon annonce que ses différentes mesures mises en œuvre pour garantir un dernier kilomètre de livraison zéro émission à Paris allaient être étendues à d’autres villes françaises. Le géant de l’e-commerce n’a toutefois pas dévoilé quelles communes étaient concernées pour le moment.

Des modes de livraison neutres en carbone

Désormais, les deux-tiers des livraisons traitées par Amazon Logistics à Paris sont réalisées avec des transports neutres en carbone, à l’instar de vélos utilitaires, de véhicules électriques ou même à pied, explique l’entreprise. En outre, les distances à parcourir sont moins conséquentes qu’auparavant, car les colis sont récupérés dans des sites bien plus proches des clients, « à Paris et dans sa périphérie proche, et notamment de trois dépôts de bus RATP ». La firme fondée par Jeff Bezos affirme désormais que ces différentes mesures vont s’étendre à d’autres villes françaises.

Elle assure également dans son communiqué que ses partenaires de livraison, à l’instar de La Poste ou de Colis Privé, développent aussi de leur côté des stratégies visant à réduire leurs émissions de CO2. Si Amazon déploie autant d’efforts, c’est pour parvenir à atteindre son objectif fixé en 2019 par le Climate Pledge : atteindre zéro émission nette pour toutes ses activités dès 2040, soit dix ans avant sur l’objectif fixé par les Accords de Paris.

Objectif : neutralité carbone pour toutes les livraisons

Pour y parvenir, la firme développe en parallèle le programme Shipment Zero, « qui vise à terme la neutralité carbone pour l’ensemble des livraisons d’Amazon et qui implique que toutes les opérations logistiques qui participent à la livraison de nos colis soient ramenées à zéro émission nette de CO2 ». En plus des modes de livraison, cela concerne également « les centres de distribution dans lesquels les commandes sont préparées, les matériaux d’emballage, ainsi que les moyens de transport utilisés pour livrer nos clients à l’adresse de leur choix », détaille l’entreprise.

« Amazon souhaite mettre à profit sa taille et son envergure pour protéger l’environnement, parce que c’est un choix gagnant : pour la planète, pour l’entreprise et pour nos clients. Pour cela, nous agissons concrètement. Aujourd’hui, nous sommes en mesure de livrer les deux tiers des commandes de nos clients Parisiens grâce à des modes de livraison à zéro émission carbone. Il s’agit d’une étape importante vers notre objectif, qui est de généraliser ce type de livraison au reste de notre réseau français », déclare Ronan Bolé, directeur d’Amazon Logistics en France.

Un camion Amazon roule sur un pont.

Amazon veut moins dépendre des déplacements routiers pour ses livraisons. Photographie :
David Ballew / Unsplash

L’entreprise cite en parallèle une étude réalisée en avril 2021 par la firme de conseil en stratégie Oliver Wyman qui démontre que les achats en ligne « réduisent les émissions de moitié et divisent par quatre la circulation par rapport au commerce physique, en évitant aux consommateurs de se rendre individuellement dans les magasins en voiture ».

La France n’est bien entendu pas le seul pays européen concerné par cette démarche : « La flotte de véhicules utilisée par l’entreprise via ses partenaires de livraison compte déjà plusieurs milliers de véhicules électriques et au gaz naturel ». À terme, le numéro 1 mondial de l’e-commerce souhaite posséder la flotte de transport la plus écoresponsable au monde.

Cela concerne aussi les livraisons longue distance. Amazon teste actuellement des technologies visant à réduire ses émissions dans ce domaine, comme les camions à hydrogène ainsi que le transport multimodal par train, lui permettant de moins avoir recours aux déplacements routiers.

Lourds investissements dans les énergies renouvelables

Cet engagement d’Amazon l’entraîne par ailleurs à massivement investir dans les énergies renouvelables. Elle explique ainsi être devenue « le principal acheteur institutionnel d’énergies renouvelables en Europe, avec 2,7 GW de capacité d’énergies renouvelables, et dans le monde, avec une capacité de 10 GW ». Son objectif étant d’alimenter 100 % de ses activités en énergies renouvelables d’ici 2025.

Si les ambitions d’Amazon semblent aller dans le bon sens, il faut néanmoins mesurer les propos de l’entreprise. À l’instar des autres GAFA, elle est incroyablement énergivore et est souvent accusée de greenwashing. Plus tôt cette année, la firme était accusée de détruire des dizaines de millions de produits invendus chaque année.