C'est la deuxième fois, en seulement quelques mois, que des infrastructures iraniennes sont touchées par des cyberattaques. Après avoir perturbé le système ferroviaire, les hackers se sont cette fois-ci attaqués aux stations-service du pays. Selon Vice, les cyberattaques n'ont pour le moment pas été revendiquées.

Une nouvelle attaque contre des infrastructures iraniennes

Selon Amir Rashidi, chercheur iranien en cybersécurité : « les auteurs de ces actes ont probablement eu accès pendant longtemps aux infrastructures informatiques. Il est possible qu'il s'agisse d'une attaque gouvernementale et je pense qu'Israël pourrait être derrière. Bien sûr, nous avons encore besoin de temps et de plus d'informations pour pouvoir le confirmer ». C'est la deuxième fois en quatre mois que des infrastructures iraniennes sont touchées par des cyberattaques.

En juillet 2021, une autre attaque avait paralysé le système ferroviaire du pays. Les méthodes utilisées au cours de ces deux attaques différentes se ressemblent. À l'époque, les hackers avaient affiché le numéro de téléphone du Guide de la Révolution, Ali Khamenei, incitant les passagers du train à lui envoyer leurs plaintes... Au cours de la dernière attaque contre les stations-service, les hackers s'en sont également pris au Guide Suprême en écrivant sur des panneaux d'affichage : « Khamenei, where is my fuel? ».

Les hackers ont pris le contrôle de l'ensemble du système qui gère les stations-service en Iran

La télévision d'État iranienne a rapporté que le gouvernement avait reconnu qu'il y avait bien une cyberattaque en cours. L'attaque a réellement perturbé le quotidien des automobilistes iraniens. En effet, un motard a déclaré ceci à l'Associated Press : « cela fait plusieurs heures que j'attends la réouverture des stations-service pour pouvoir faire le plein. Il n'y a plus de carburant partout où je vais ». Amir Nazemy, le ministre des communications et des technologies de l'information en Iran, a écrit sur Twitter qu'il était possible que des hackers aient pris le contrôle de l'ensemble des infrastructures de stations-service du pays.


Une attaque qui rappelle celle du Colonial Pipeline en mai 2021. Le 7 mai, vers 5h30 du matin, un virus informatique a paralysé le système de Colonial Pipeline. Un ransomware dont le rôle était de bloquer le système informatique d'une entreprise qui gère un oléoduc allant de la côte du Golfe du Mexique au New Jersey. Le pipeline a dû fermer durant six jours, ce qui a provoqué la plus haute hausse des prix du carburant depuis 6 ans et a amputé le stock de barils de la côte Est de 4,6 millions de barils. Une autre démonstration de la portée que peuvent les cyberattaques sur notre quotidien.