Présentée comme la Silicon Valley chinoise, Shenzhen compte bien conserver ce statut et a un plan pour ça. La métropole du Guangdong a présenté un projet visant à favoriser l’émergence de licornes - des entreprises valorisées à plus d’un milliard d’euros - dans des domaines d’avenir.

La Development and Reform Commission de Shenzhen cible plus particulièrement les secteurs des biotechnologies, de l’informatique quantique, des semi-conducteurs, ou encore des circuits intégrés. Des terrains qui se révèlent être d’une importance stratégique pour un pays peu à peu isolé des échanges internationaux par les États-Unis.

La métropole s’appuiera sur des sociétés de capital-risque ainsi que des think tanks afin de lister des critères permettant d’identifier et répertorier les jeunes pousses à haut potentiel.

Puisqu’il s’agit du nerf de la guerre, l’administration locale va créer plusieurs systèmes de financement. Si une startup répond aux critères, elle pourra notamment recevoir des investissements provenant de divers fonds dirigés par l’État, ou même être incubées par l’organisme le plus approprié.

Une fois le Graal du milliard en valorisation atteint, la ville s’engage à accompagner l’introduction en Bourse de la licorne qui le souhaitera. Même approche pour celles déjà listées sur les marchés étrangers. L’idée étant à la fois de répondre au contexte tendu instauré par le gouvernement chinois autant que par la SEC, mais également, in fine, de voir des succursales de grands noms ouvrir à Shenzhen.

D’autre part, Shenzhen, s’est récemment lancée dans un projet quinquennal titanesque. Visant à se délester de 94,4 milliards d’euros (700 milliards de yuans), il a pour objectif de soutenir la recherche et développement des quelque 14 000 entreprises technologique qu’elle accueille.

Entre futur pays enchanté des licornes chinoises et bassin d’innovation, la ville aux 12 millions d’habitants n’en oublie pas pour autant les petites et moyennes entreprises. Maintenant que le Parti communiste a sifflé la fin des pratiques anticoncurrentielles des géants technologiques, avec notamment une volonté de « prospérité commune », il s’agit de faire émerger les nouveaux Tencent, Alibaba, ou Huawei. Le plan présenté par la Development and Reform Commission de Shenzhen doit y contribuer.