Le 18 septembre 2021, Nick Clegg, VP of Global Affairs, a publié un article dans lequel il tente d'expliquer « pourquoi le Wall Street Journal a mal compris les agissements de Facebook ». Il est notamment question de « Crosscheck » et de « XCheck », des programmes internes qui permettraient d’appliquer des règles de modération particulières à une liste de personnalités. Le haut dirigeant du groupe tente d'expliquer en quoi les accusations du média sont fausses.

Facebook assume et tente de s'expliquer

Le 13 septembre 2021, le Wall Street Journal a publié une vaste enquête sur Facebook. Grâce à l'obtention de documents internes, le journal a voulu rendre publiques certains agissements du réseau social. Le média américain affirme qu'en 2020, 5,8 millions de personnes auraient bénéficié d’un traitement de faveur en ce qui concerne la modération de leurs contenus. Il s'agirait de célébrités, de personnalités politiques, de journalistes, ou même de certains influenceurs...

Dans son billet de blog, Nick Clegg explique que : « le Wall Street Journal a mis l'accent sur certaines des questions les plus complexes auxquelles nous sommes confrontés. De la modération du contenu à la désinformation sur les vaccins, en passant par la distribution algorithmique et le bien-être des adolescents. Ce sont des questions sérieuses et complexes, et il est tout à fait légitime que l'on nous demande des comptes sur la façon dont nous les traitons. Mais ces articles ont délibérément déformé ce que nous essayons de faire chez Facebook ».

Le Wall Street Journal a-t-il tiré les bonnes conclusions ?

Le ton est donné : Facebook ne va pas se laisser faire. Selon le Wall Street Journal, Facebook aurait également eu en sa possession des études qui prouvent qu'Instagram peut avoir des effets néfastes sur la santé mentale des enfants. À la lecture de ce rapport, le réseau social aurait décidé de ne pas agir en conséquence. Si on résume l'enquête du Wall Street Journal, les journalistes en sont arrivés à la conclusion que : « les différentes plateformes de l'entreprise sont truffées de défauts qui causent des dommages, souvent d'une manière que seule l'entreprise comprend parfaitement, mais les équipes de direction ne font rien pour les résoudre ».

Nick Clegg précise que : « oui nous avons fait des études en interne et si nous l'avons fait, c'est justement pour pouvoir nous regarder dans un miroir et nous poser les bonnes questions sur la façon dont les gens interagissent à grande échelle avec les médias sociaux. Il s'agit souvent de problèmes complexes pour lesquels il n'y a pas de réponses faciles, même si l'on souhaite les réduire à un titre de journal qui attire l'attention ». Deux sénateurs ont décidé de lancer une enquête suite à la publication du rapport du Wall Street Journal, sur la responsabilité de Facebook dans les dommages causés par Instagram sur les plus jeunes.