Nouveau rebondissement dans l’affaire Didi Chuxing. Le 29 juillet, l’entreprise a démenti l’hypothèse d’un retrait de la Bourse de New York, annoncé par le Wall Street Journal. L’application souhaite apaiser les tensions avec la Chine, qui s’intensifient progressivement.

L'entreprise dément les rumeurs sur sa sortie de Bourse

“Le siège de la société à Pékin a tenu des discussions avec des banquiers, régulateurs et investisseurs clés sur la manière de résoudre certains des problèmes après que Didi s’est introduit au New York Stock Exchange le 30 juin”, affirmait le Wall Street Journal dans son article, citant des sources proches de l’affaire. Selon le quotidien américain, un retrait de la Bourse, qui implique une offre publique de rachat des titres, était l’une des options initialement possibles.

Néanmoins, Didi Chuxing s’est empressé de démentir ces informations. “Les rumeurs concernant la sortie de la Bourse sont fausses”, a écrit l’entreprise dans un message posté sur Weibo. Elle a ajouté qu’elle coopérait avec l’Administration chinoise du cyberespace (CAC) concernant l’examen de cybersécurité dont elle fait l’objet.

La menace chinoise plane sur Didi

Dernièrement, Didi Chuxing fait face à de nombreuses sanctions de la part des autorités du pays. En cause, son introduction à la Bourse de New York, à laquelle le gouvernement chinois n’était pas favorable, ainsi que sa gestion des données des utilisateurs. Par la suite, 25 de ses applications ont été supprimées des plateformes de téléchargement. Mi-juillet, la police et la sécurité d’État chinoise ont débarqué dans ses locaux pour passer en revue sa gestion des données personnelles.

Par contrecoup, de lourdes sanctions attendraient Didi Chuxing, comme un retrait de la cote, la suspension de certaines de ses activités, l’arrivée dans son actionnariat d’un investisseur public ou une amende record. Pour le moment, aucune décision n’a été prise par Pékin. Toutefois, le ministère des Transports, l’un des sept organismes menant l’enquête sur la cybersécurité de la société, a renforcé ses positions dans un communiqué publié le 30 juillet. Il y souligne “des problèmes spécifiques et menace d’imposer des délais de conformité”.

Bien que la firme n’ait pas été directement citée, elle est la dernière cible en date de l’Empire du Milieu. Selon le communiqué, la priorité serait désormais “une réglementation et une supervision renforcées” des applications comme Didi Chuxing, notamment pour corriger les “contradictions et problèmes en suspens”.