Le navigateur Brave, qui mise sur le respect de la vie privée, lance son propre moteur de recherche Brave Search, en version bêta mondiale. L’objectif est clair, proposer une alternative à Google et Bing.

Le navigateur aux 32 millions d’utilisateurs dans le monde vient d’annoncer le lancement de son propre moteur de recherche en version bêta pour le moment, accessible depuis l’adresse search.brave.com. Il vient ainsi compléter sa panoplie de services favorable à la protection de la vie privée, comprenant un lecteur d’articles (Brave News) ainsi qu'un service de publicité et un VPN.

Brave Search est proposé comme l'une des multiples options de recherche parmi lesquelles les utilisateurs du navigateur peuvent choisir (y compris Google). Il devrait cependant devenir, au sein du navigateur, le moteur de recherche par défaut d’ici la fin de l’année. La société a acquis la technologie et les développeurs qui travaillaient auparavant sur Cliqz, un navigateur avec un moteur de recherche intégré qui a fermé en mai 2020. Ils ont formé la base du moteur de recherche de la marque Brave.

La technologie du moteur de recherche n’est pas encore pleinement opérationnelle puisqu’elle s’appuie pour certaines requêtes spécifiques (comme la recherche d’images), sur d’autres moteurs de recherches pour assurer la plus grande pertinence. Brave s'appuie également sur les contributions anonymes de la communauté pour améliorer et affiner ses résultats. Souhaitant conserver la plus grande transparence vis-à-vis de ses utilisateurs, le moteur de recherche indique le pourcentage de requêtes des utilisateurs qui proviennent uniquement de son propre index.

Le lancement de ce moteur de recherche est une suite logique pour Brave qui cherche à répondre à l'appétit croissant du public pour la protection des informations personnelles et d'alternative aux géants américains. Brave proposera ainsi prochainement deux versions de son moteur de recherche. L’une payante qui garantira une navigation sans publicité, une autre gratuite proposant de la publicité tout en garantissant une recherche « totalement anonyme ». Pour la phase de test actuelle aucune publicité ne sera proposée. Josep M. Pujol, directeur de la recherche chez Brave, a indiqué à Techcrunch étudier « la possibilité de proposer des annonces privées avec un partage des revenus BAT pour la recherche, comme pour les annonces des utilisateurs du navigateur. »

Au début du mois et sous la pression de l’Union Européenne, Google a décidé d’abandonner son modèle d’enchères payantes pour les moteurs de recherche qui souhaitaient apparaître comme alternative à Google Search sur sa plateforme Android. Une décision qui devrait certainement profiter à Brave dont le navigateur ne cesse de connaître un succès grandissant.