Le 15 juin, Facebook a fait part dans une note de blog qu’il avait sollicité l’aide de l’Oversight Board, son conseil de surveillance afin d’améliorer sa façon de traiter les informations personnelles de ses utilisateurs. Il communiquera prochainement au réseau social la manière dont il doit revoir sa politique.

Facebook décrit ses propres politiques comme « importantes et difficiles »

C’est la première fois que Facebook fait appel à l’Oversight Board pour obtenir des conseils sur sa manière de gérer les informations personnelles de ses utilisateurs. Le réseau social a déclaré avoir sollicité son aide, car il considère ses propres politiques « importantes et difficiles ».

Pour le moment, les règles de Facebook interdisent aux utilisateurs de partager des informations sur eux-mêmes ou sur quelqu’un d’autre qui permettraient de les identifier. Le but de cette politique est que les utilisateurs ne soient pas harcelés sur le réseau social ou en dehors.

Or, l’entreprise a du mal à définir quels renseignements devraient être « publiquement accessibles ». Elle a donc demandé au conseil de surveillance des recommandations sur le bon niveau de confidentialité des informations résidentielles, ainsi que sur sa politique traitant des violations de la vie privée et les droits de confidentialité des images.

« L'accès aux adresses résidentielles peut être un outil important pour le journalisme, l'activisme civique et d'autres discours publics. Cependant, exposer ces informations sans consentement peut également créer un risque pour la sécurité d’une personne et porte atteinte à la vie privée »indique l’entreprise de Mark Zuckerberg sur son blog.

Le but de ces recommandations est donc de déterminer dans quel cas Facebook devrait faire des exceptions à ses politiques. Pour cela, le Conseil de surveillance recueille l’opinion des utilisateurs sur ces questions jusqu’au 9 juillet. Une fois qu’il aura publié son avis consultatif sur ces règles, le réseau social examinera sa réponse et répondra publiquement dans les trente jours qui suivent.

Le choix de faire appel au Conseil de surveillance pour ces questions est assez surprenant de la part du réseau social. Il est souvent pointé du doigt sur sa façon de traiter les données personnelles. En Irlande, il fait même l’objet d’une enquête au nom du RGPD suite à une fuite de données massive qui concernait 533 millions d’utilisateurs.