Lors du G7 Finance, réunissant les ministres des Finances de la France, des États-Unis, du Royaume-Uni, de l’Allemagne, du Canada, du Japon et de l’Italie, ces derniers sont parvenus à un accord historique en se prononçant pour un impôt minimal mondial de 15% sur les grandes entreprises. Les géants de la tech américains sont bien entendu visés par cette réforme ; voici ce qu’ils en pensent.

Bien que les profits des Big Tech seront forcément impactés par la réforme, ces dernières se montrent en sa faveur. C’est notamment le cas de Google, qui espère un accord « équilibré et durable ». De son côté, le vice-président des affaires globales de Facebook, Nick Clegg, a déclaré dans un tweet qu’il s’agissait d’un « premier pas significatif vers la certitude pour les entreprises et le renforcement de la confiance du public dans le système fiscal mondial ». Il a également précisé que la firme de Zuckerberg souhaitait la mise en œuvre d’une telle réforme depuis « longtemps ».

Enfin, un porte-parole d’Amazon s’est lui aussi montré enthousiaste. Selon le géant de l’eCommerce, la mesure « marque une étape bienvenue » dans les efforts visant à « apporter la stabilité au système fiscal international ». Jusqu’alors, les géants technologiques ont pourtant usé de stratagèmes afin de payer moins d’impôts, par exemple en faisant transiter leurs revenus et leurs bénéfices dans des paradis fiscaux ou des pays à faible fiscalité. Comme nous l’expliquions dans cet article, les géants du numérique sont en moyenne deux fois moins imposés que les entreprises traditionnelles. Dans ce contexte, difficile de savoir si ces réactions sont légitimes, ou s’il s’agit simplement de faire bonne figure.

C’est notamment en raison de l’optimisation fiscale réalisée par ces entreprises que l’Union européenne, et plus particulièrement la France, ont décidé d’adopter la taxe GAFA, causant d’importantes frictions diplomatiques avec les États-Unis, alors dirigées par Donald Trump. La taxe de 15% sur les profits des 100 plus grandes entreprises du monde décidée au G7 Finance constitue ainsi une mesure très attendue par de nombreux gouvernements. Pour le moment toutefois, elle n’en est qu’à ses balbutiements, et un long processus attend les dirigeants afin de la mettre en œuvre. Prochaine étape : le G20 Finance qui se tiendra les 9 et 10 juillet prochain.