Google a bel et bien décidé d’emboîter le pas à Apple en matière de tracking publicitaire. Le Financial Times rapporte en effet que la firme de Mountain View va couper l’accès à l’identifiant publicitaire des personnes qui ont choisi de ne plus être suivies sur les appareils Android.

Ces identifiants, qui se présentent sous plusieurs chiffres, permettent notamment aux annonceurs et aux marques de cibler leurs publicités, mais dans un mail de Google envoyé aux développeurs dont les applications sont présentes dans le Play Store, la firme a expliqué que dès la fin de l’année 2020, l’identifiant ne serait plus disponible pour les utilisateurs ne souhaitant plus être soumis au tracking publicitaire. Si l’on ignore encore quelles seront les réelles répercussions de cette décision pour les annonceurs et surtout, si une alternative sera mise en place, elle s’inscrit évidemment dans la lignée d’Apple, qui a récemment déployé son App Tracking Transparency.

Néanmoins, les approches de Google et de la marque à la pomme sont bien différentes sur un point : tandis que la première propose à ses utilisateurs de ne pas être suivis, la seconde fait l’inverse en leur demandant de cocher s’ils veulent être trackés par les diverses applications. Malgré cela, le but des deux firmes semble similaire et est une réponse à la demande toujours plus importante de respect de la vie privée des usagers. Ces changements vont ainsi « donner aux utilisateurs un plus grand contrôle sur leurs données, et contribuer à renforcer la sécurité et la confidentialité », a expliqué Google aux développeurs.

Ce n’est pas la première fois, en moins d’un an, que la firme de Mountain View s’inspire des mesures d’Apple. Au début du mois de mai, elle a en effet introduit des labels dans le Google Play Store indiquant quelles données chaque application collecte sur ses utilisateurs. Cette même fonctionnalité a été déployée à la fin de l’année 2020 par Apple dans l'App Store. Par ailleurs, le géant du Web a également décidé de mettre fin aux cookies tiers pour les remplacer par une alternative qu’elle considère moins invasive et plus respectueuse de la vie privée baptisée FLoC.

Une chose est sûre, cette annonce est une nouvelle preuve du changement de cap actuellement subi par le secteur de la publicité en ligne, avec des annonceurs qui vont devoir innover pour pouvoir s’adapter à ces nouveautés.