Les régulateurs chinois ont renforcé les restrictions qui interdisent aux institutions financières et aux sociétés de paiement de fournir des services liés aux cryptomonnaies, marquant ainsi une nouvelle répression contre les transactions spéculatives en cryptomonnaies.

Mardi, trois organismes du secteur financier (la National Internet Finance Association of China, la China Banking Association et la Payment and Clearing Association of China), ont, via une déclaration, interdit à leurs membres, qui comprennent des banques et des sociétés de paiement en ligne, de ne pas offrir de services liés aux cryptomonnaies, tels que l'enregistrement, la négociation, la compensation et le règlement.

Il s'agit là d'une énième tentative de la Chine de réprimer une activité qu’elle accuse d'être au service d'activités criminelles et s'inquiète des risques spéculatifs que font peser les cryptomonnaies sur son système financier. Les régulateurs ont en effet indiqué que leurs prix sont facilement manipulables puisqu’ils ne sont pas soutenus par une valeur réelle et que les contrats commerciaux ne sont pas protégés par la loi chinoise.

"Récemment, les prix des cryptomonnaies ont grimpé en flèche puis chuté, et le commerce spéculatif des cryptomonnaies a rebondi, portant gravement atteinte à la sécurité des biens des personnes et perturbant l'ordre économique et financier normal", ont-ils déclaré dans le communiqué.

Longtemps une place forte des cryptomonnaies, la Chine a décidé de serrer la vis depuis quelques mois. Après avoir demandé à certaines régions de mettre fin à leurs activités de minage accusées de fortement polluer la planète, le pays a décidé d’aller encore plus loin dans la régulation des cryptomonnaies dont les paiements sont jugés illégaux depuis 2019. En revanche, bien que les échanges de cryptomonnaies soient interdits, les particuliers ont tout de même le droit d’en détenir.

Alors même que la Chine met en place différentes mesures visant à réguler le marché, le gouvernement planche en revanche sur sa propre monnaie virtuelle qui sera régulée par la banque centrale.