Lors de son sommet sur le climat organisé de manière virtuelle le jeudi 22 avril, Joe Biden a annoncé vouloir doubler l’objectif des États-Unis en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Tandis qu’Obama s’était engagé, lors de l’accord de Paris, à faire baisser dès 2025 les émissions de CO2 de son pays de 26 à 28 % par rapport à 2005, le nouveau président a fait passer ce chiffre à 50 %.

Respecter l’accord de Paris

Ce nouvel engagement témoigne de l’ambition de Joe Biden, qui souhaite replacer les États-Unis comme leader mondial du combat contre le changement climatique et surtout, pour faire respecter l’accord de Paris sur le climat de 2015, desquels Trump s’était retiré peu après son arrivée à la Maison Blanche, bien que les États-Unis soient le deuxième plus gros émetteur de gaz à effet de serre derrière la Chine. Pour rappel, ces derniers ont pour objectif de maintenir la hausse des températures sous les +2°C, voire les +1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle, seul moyen d’éviter les pires conséquences du réchauffement climatique.

Selon Michael Mann, scientifique spécialisé sur le climat de l’université de Pennsylvanie, le nouvel objectif des États-Unis « est précisément ce dont nous avons besoin, un objectif réalisable au cours de la prochaine décennie qui nous met sur la voie de la limitation du réchauffement en dessous du seuil catastrophique de 1,5 degré Celsius ». L’annonce du président fait suite à une lettre ouverte rédigée par plus de 400 entreprises américaines, parmi lesquelles on retrouve Apple ou encore Amazon, lui demandant d’établir ce nouvel objectif.

D’autres grandes puissances lui emboîtent le pas

Les États-Unis visent ainsi la neutralité carbone en 2050, la Chine va dans le même sens et espère l’atteindre en 2060. De son côté, le Royaume-Uni a pour projet de réduire de 78% ses émissions d’ici 2035 par rapport à 1990. L’Union européenne vise quant à elle une baisse de 55% d’ici 2030, toujours par rapport à 1990. Ces engagements sont un premier pas avant la COP26, qui sera organisée à la fin de cette année à Glasgow.

Il y a urgence : malgré une réduction des émissions de CO2 en 2020 suite aux mesures de confinement, les émissions de 2021 devraient connaître la plus forte hausse depuis 2010, et l’année 2022 suivra probablement la tendance. Il faut désormais espérer que les pays tiendront leurs engagements.