Dans un rapport fourni à la U.S. Securities and Exchange Commission, organisme fédéral qui régule et contrôle les marchés financiers, Facebook a révélé ses dépenses liées à la sécurité de son PDG, Mark Zuckerberg. Une fois de plus, ces frais ont augmenté à cause de plusieurs facteurs détaillés par le réseau social.

Ainsi, la firme a dépensé 23 millions de dollars pour la sécurité personnelle des résidences de Zuckerberg en 2020, ainsi que pour ses voyages seuls et en famille. À cela, il faut ajouter la somme de 10 millions de dollars pour rémunérer le personnel de sécurité ainsi que d’autres coûts liés à la sécurité. Ce chiffre ne cesse d’augmenter depuis 2017 et le scandale Cambridge Analytica. Depuis, la sécurité de Mark Zuckerberg augmente d’année en année : « Il est synonyme de Facebook et, par conséquent, le sentiment négatif à l'égard de notre entreprise est directement associé à M. Zuckerberg et souvent transféré à ce dernier », peut-on lire dans le rapport.

Si les frais ont, une fois de plus, largement augmenté en 2020, c’est notamment à cause des nouveaux protocoles de voyages instaurés à la suite de la pandémie de Covid-19, mais également car la période des élections présidentielles a été très tendue outre-Atlantique. « Le comité de rémunération, de nomination et de gouvernance estime que ces coûts sont appropriés et nécessaires à la lumière du paysage menaçant et du fait que M. Zuckerberg a demandé à ne recevoir qu'un dollar de salaire annuel et ne reçoit aucun paiement de bonus, aucune attribution d'actions ou autre rémunération incitative », explique le rapport.

En outre, le document assure que Facebook a proposé des services de sécurité en janvier et en février à certains de ses administrateurs non salariés. En cause, les événements du Capitole du 6 janvier 2021. Par ailleurs, elle assure qu’elle renouvellera cette offre de temps en temps, et que cette idée sera discutée le 26 mai prochain, lors de sa réunion annuelle des actionnaires.

Une chose semble évidente : la hausse constante des dépenses liées à la sécurité de Mark Zuckerberg est un reflet de la méfiance toujours grandissante à l’égard de Facebook, dont l’image a été fortement ternie par différents scandales ces dernières années.