En France, un retraité de 62 ans a été condamné à 3 ans de prison avec sursis et à une amende de 90 000€ pour avoir détruit quatre antennes-relais. Il a reconnu avoir volontairement incendié des sites basés en Isère et dans la Drôme l’année dernière. Le vendredi 9 avril, l’homme a été jugé en comparution immédiate par le tribunal de Vienne.

Des faits engendrés par "la pression du confinement"

Arrêté le mercredi 7 avril, le responsable de ces incendies a été placé en garde à vue. Il a reconnu une partie de ses actes. Il a indiqué que “la pression du confinement” l’avait poussé à le faire. "Opposant radicalisé, proche de mouvements complotistes et du conseil national de transition, il a expliqué avoir agi de colère, pour s'opposer « aux mensonges du gouvernement » sur le coronavirus, estimant par ailleurs que la population française aurait dû être consultée sur la mise en place de la 5G", a spécifié la Procureure du Tribunal de Vienne. Les recherches géographiques retrouvées sur son ordinateur et les longues extinctions de son téléphone lors des faits ont permis de l’identifier.

Le retraité se revendique proche de mouvements complotistes. Il affirme que la crise sanitaire est “une escroquerie de notre gouvernement qui impose de brûler les corps des personnes décédées pour ne jamais retrouver de preuves”. Lors de la garde à vue, il a reconnu 3 faits sur 4, tout en déclarant “ne plus être lui-même depuis un an, aigri par un confinement qui n’est pas justifié”.

Durant l’audience, l’individu était opposé à la SNCF, aux opérateurs de téléphonie, au département de l’Isère, mais également à TDF, l’opérateur d’infrastructures. Ces derniers s’étaient portés partie civile. Par ailleurs, les dégâts matériels sont estimés à 103 000 euros.

Ces incendies d’antennes-relais en France témoignent que le lien entre la 5G et le coronavirus persiste pour certaines populations. L’année dernière, des antennes-relais avaient été sabotées, parfois détruites, en Europe, notamment au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. Les opérateurs britanniques avaient même été contraints d'appeler au calme dans une déclaration commune.

L’homme encourait jusqu’à 10 ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende. Une sanction qui, à l'issue de la délibération, a finalement été allégée. Le sexagénaire n’a pas vraiment exprimé de regrets, “en dehors du fait que ses actes n’aient pas eu de conséquences sur l’action du gouvernement”.