Le 19 mars 2021, la Commission européenne a proposé un ensemble de nouvelles règles pour accélérer la croissance des startups européennes. Selon CNBC, l'organe de régulation européen souhaite notamment faciliter l'immigration pour que nos jeunes pousses puissent attirer les talents du monde entier. Derrière cette évolution de la législation, l'objectif est de rattraper le retard sur la Chine et les États-Unis.

La Commission européenne veut favoriser la venue de nouveaux talents

Sur les 28 pays membres de l'Union européenne, 25 ont accepté les nouvelles règles proposées par la Commission. La Hongrie, la Bulgarie et la Croatie sont les seuls pays à ne pas avoir voté en faveur de cette évolution. Trois pays très réticents à l'idée de favoriser l'immigration au sein de l'Union. Car en effet, c'est bien l'objectif de la Commission européenne : favoriser et faciliter l'immigration pour permettre aux startups européennes d'aller chercher des talents partout à travers le monde et de gagner en attractivité.

Dans la nouvelle législation adoptée par la Commission européenne, nous pouvons lire ceci : "nous avons besoin d'un plus grand nombre de startups en Europe, qui se développent rapidement pour devenir des petites et moyennes entreprises innovantes, avant de se transformer en de grandes sociétés prospères qui contribuent à la souveraineté numérique et à l'autonomie stratégique de l'Europe. Pour ce faire, nous devons leur proposer les meilleures conditions pour se développer à chaque étape de leur cycle de vie".

Cette stratégie a autrefois été adoptée par les États-Unis. De grandes entreprises comme Google ou Facebook ont largement usé de cette technique pour se développer. L'Union espère à son tour créer des géants technologiques capables de jouer dans la cour des grands. Les startups européennes réclament depuis très longtemps des réformes pour leur permettre de se développer et de prospérer. D'un côté du globe nous avons Google, Facebook, Apple et Amazon, tandis que de l'autre il y a Alibaba, Tencent, Huawei et Xiaomi. Des entreprises technologiques nettement plus puissantes que les acteurs de la tech européens.

Une autre évolution à venir sur les stock-options

Une autre évolution au niveau des stock-options a été adoptée. Ces actions de société ne seront plus soumises à l'impôt sur les plus-values. Une réforme qui doit aussi contribuer à attirer de nouveaux talents et de nouveaux investisseurs. Aussi, le processus de création d'entreprise sera simplifié dans les prochains mois. Une journée suffira pour lancer sa boîte et cela ne coûtera pas plus de 100 euros selon la Commission européenne.

Selon Hanno Renner, CEO et fondateur de Personio, une licorne allemande a déclaré que : "l'Europe avait besoin de politiques plus efficaces en matière de startups. Surtout celles qui régissent l'actionnariat salarié, pour permettre aux startups d'attirer les meilleurs talents au niveau mondial". Voici une évolution qui semble donc aller dans la bonne direction.