Trois mois après les accusations antitrust formulées par la Federal Trade Commission, les avocats du géant des réseaux sociaux estiment que les poursuites contre Facebook devraient être abandonnées. Selon une récente déclaration, les accusations antitrust visant les acquisitions d'Instagram et de WhatsApp par la société n'ont pas lieu d'être.

Les avocats de Facebook montent au créneau

Dans une récente déclaration, la société estime que : "les poursuites à l'encontre de Facebook ne font pas l'objet de preuves crédibles. Les lois antitrust sont destinées à promouvoir la concurrence et à protéger les consommateurs. Les arguments de la Federal Trade Commission ne démontrent pas de manière claire que notre conduite a pu nuire à l'un ou l'autre". Cette réponse du réseau social fait suite à l'enquête entamée par le Département de la Justice et la Federal Trade Commission en 2019...

Durant l'été 2020, les quatre géants Google, Apple, Facebook et Amazon ont été confrontés à une audience historique cet été. Les patrons de ces quatre mastodontes de la tech ont été interrogés et Google et Facebook ont été poursuivis pour diverses raisons. Facebook a notamment été accusé d'avoir adopté un comportement anticoncurrentiel en rachetant WhatsApp et Instagram pour les "neutraliser". La théorie avancée par la Federal Trade Commission consiste à dire que, considérant ces deux réseaux sociaux comme dangereux, Facebook aurait préféré les racheter.

L'application se défend sur toutes les accusations dont elle est victime

Selon les avocats de Facebook ces récentes accusations interviennent à une période où Facebook est "accablé de critiques incessantes pour des questions qui n'ont pas toujours de rapport avec les lois antitrust". En ce qui concerne les poursuites engagées par les procureurs généraux de 46 États américains, Facebook affirme que : "les États n'ont pas qualité pour engager des poursuites et qu'ils "ont attendu beaucoup trop longtemps pour agir". Dans sa demande de rejet des accusations de l'État, Facebook qualifié cela comme une "réclamation après coup".

D'autres accusations pointent du doigt la politique de la plateforme et la manière dont elle a traité certains partenaires... Il est notamment question de Vine. Le réseau social alors détenu par Twitter a vu son accès à l'API de Facebook supprimé en 2013, dans le cadre d'une décision approuvée par Mark Zuckerberg. Les avocats de Facebook ont déclaré que : "le réseau social n'avait aucune obligation de mettre sa plateforme à la disposition d'une autre application". La Federal Trade Commission et les procureurs généraux des États ont maintenant jusqu'en avril pour répondre aux motions de rejet de Facebook.