D’après l’agence de presse Reuters citant plusieurs sources, la Commission européenne s’apprête à engager des poursuites judiciaires à l’encontre d’Apple, faisant suite à une plainte déposée par Spotify en mars 2019.

À l’époque, le géant du streaming suédois reprochait à Apple son monopole écrasant, en visant notamment la taxe de 30% imposée par la marque à la pomme sur les achats in-app (taxe qui lui vaut d’ailleurs une autre plainte, de la part d’Epic Games cette fois). Spotify accusait également le géant américain de mettre en avant son propre service musical, Apple Music, au détriment de ses concurrents, et plus particulièrement de Spotify.

Apple avait pris la peine de répondre à Spotify pour lui rappeler que l’App Store avait permis au service suédois d’acquérir des millions de nouveaux utilisateurs, mais cela n’a visiblement pas suffit. Suite à la plainte, la Commission européenne a lancé une enquête au mois de juin 2020 et il semblerait qu’elle touche à sa fin… en défaveur d’Apple. Reuters rapporte ainsi qu’avant l’été, la Commission pourrait envoyer la liste des griefs qui lui sont reprochés à la firme de Cupertino, en accord avec les réglementations antitrust en vigueur au sein de l’UE. Cette liste indiquera par ailleurs si Apple risque une amende et quelles pratiques elle doit mettre en œuvre pour ne plus être accusée d’anti-compétitivité.

Un iPhone ouvert sur l'application Spotify.

Spotify reproche notamment à Apple d'avoir toujours mis en avant son propre service Apple Music au détriment de ses concurrents. Image : Tyler Lastovich / Unsplash

En plus de cela, la firme de Tim Cook risque d’autres inculpations sur le Vieux Continent. La Commission enquête aussi sur les règles en place dans l’App Store concernant toutes les applications concurrentes de la marque à la pomme, mais également pour les e-books et les livres audio, ainsi que sur les conditions générales de son service de paiement mobile Apple Pay.

Cette future plainte va tomber dans un contexte déjà très tendu pour les GAFA à travers le monde. Alors qu’ils ont longtemps agi en toute impunité, les géants du web se retrouvent de plus en plus acculés par les inculpations et les restrictions. C’est notamment le cas aux États-Unis, où les géants Facebook et Google sont visés par des plaintes pour abus de position dominante, tandis qu’Amazon et Apple restent sont le viseur des autorités.