Microsoft rejoint les grands noms du paysage de l’informatique quantique en lançant une pré-version publique d’Azure Quantum. Annoncé dans un billet de blog le 1er février 2021, le service est désormais à la portée des développeurs, chercheurs, ou encore intégrateurs qui peuvent commencer à penser leurs architectures sous le format Azure Quantum. La solution se présente sous une forme dématérialisée, en cloud. Le kit de développement quantique est en open source, sous le langage de programmation Q#. Par ailleurs, Microsoft met à disposition des vidéos tutorielles pour enseigner la programmation quantique. Aussi, la première heure d’utilisation est gratuite, mais gare à ne pas la dépasser. D’après Le Monde Informatique, la suivante peut être facturée à 758,97 euros. La stratégie commerciale est musclée.

Azure Quantum comprend, entre autres, des logiciels, des programmes de développement, une bibliothèque de ressources, et permet d’accéder à des outils d’entreprises partenaires comme Honeywell Quantum Solutions. Cette suite complète peut être qualifiée de solution tout-en-un. « L’écosystème unifié Azure Quantum accélérera votre R&D avec un accès à diverses solutions logicielles et matérielles quantiques, un réseau de chercheurs et de développeurs quantiques de premier plan, une bibliothèque de ressources robuste et des programmes de développement flexibles en libre-service ou sur mesure pour les clients et les intégrateurs de systèmes », énumère la directrice d’Azure Quantum Krysta Svore dans le communiqué.

Schéma présentant les outils compatibles avec Microsoft Quantum

Source : Microsoft

« Le système Honeywell tire parti du calcul et de la réutilisation des qubits, permettant aux développeurs d’écrire des algorithmes quantiques de manière unique et percutante. Le système d’IonQ offre un système reconfigurable dynamiquement pour jusqu’à 11 qubits entièrement connectés », détaille Krysta Svore.

Après une première annonce en mai et avant d’être ouvert au public, Azure Quantum a déjà fait ses preuves chez les clients Microsoft, notamment dans l’optimisation de la logistique, le fret, et la recherche contre le cancer. Si à l’heure actuelle Microsoft ne parvient pas à construire son ordinateur quantique, l’entreprise peut se targuer de fournir « le premier écosystème de cloud public complet au monde pour les solutions quantiques ». Elle rejoint ainsi d’autres grands noms de la tech, comme IBM, Google, AWS ou encore Atos dans l’exécution d’applications informatiques quantiques dans le cloud.