Un partenariat entre les deux géants du cloud Atos et OVHCloud a eu lieu la semaine dernière. Il signe l’espoir d’un cloud qui permettra aux entreprises européennes de stocker leurs données au sein même de l’Europe en toute sécurité. Un contrat qui devrait rassurer des entreprises craintives de  stocker leurs données via des prestataires étrangers, souvent américains.

Pour un cloud de souveraineté européenne

Depuis le 25 novembre 2020, l’Europe ne cesse de lutter contre le stockage des données d’entreprises hors de l’Union européenne. Cette signature est une belle occasion de rassurer les entreprises et de devenir un continent avec un cloud de confiance, et européen par la même occasion. Alors que les géants du cloud comme Amazon et Google continuent leurs progressions dans le monde, Atos et OVHCloud viennent s’ajouter à la course. Des pions dans un échiquier qui pourront ralentir la propagation de ces géants afin de conforter les entreprises dans le choix de leur cloud. D’autant plus qu’ils pourront se servir de leurs 130 datacenters à travers l’Europe.

Comment va se composer l’offre ?

Pour commencer, Atos va composer avec sa nouvelle offre, Atos OneCloud : une offre qui a vu le jour vers la fin de l’année 2020. Le fournisseur mettra à disposition également divers systèmes de sécurité. Au niveau d’OVHCloud, l’entreprise fournira tout ce qui est infrastructure, répondant au référentiel SecNumCloud. Ce dernier est une certification délivrée par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi). Cette offre permettra aux entreprises de rester entièrement autonomes dans la gestion de leurs bases de données avec un très haut niveau de sécurité.

« Notre collaboration repose sur de fortes synergies et, ensemble, nous allons faire entrer nos clients dans un cercle de confiance numérique grâce à notre offre de cloud européen », explique Yannick Tricaud, directeur général Europe du Sud chez Atos.

Un projet Gaia-X qui peine à avancer alors qu’un nouvel acteur arrive

La collaboration entre Atos et OVHCloud est plus avancée que le projet Gaia-X. Pour rappel, ce dernier doit démarrer dans le premier semestre 2021 entre différents acteurs français (Atos, OVH, Scaleway, Dassault Systèmes, Orange, EDF, Docaposte, ou l’Institut Mines Telecom) et allemands. Ce projet a pour but de ralentir la progression des autres services de cloud tels qu’AWS et Google Cloud. Microsoft Azure continue sa progression en Europe malgré la pandémie générant 43,1 milliards de dollars. Huawei pourrait également se rajouter à cette liste en 2021 dans un objectif de diversification; et attaquer ce nouveau marché bien qu’il soit déjà très concurrentiel. L’entreprise a connu une sacrée perte de vitesse due aux restrictions américaines, mais compte bien se rattraper avec l’engouement du cloud.