Mardi 26 janvier 2021, la Commission européenne a donné son aval pour accorder 2,9 milliards d’euros d’aide publique au projet paneuropéen de batteries. L’objectif du programme intitulé European Battery Innovation : créer un centre de recherche et d’innovation dans le domaine des batteries. Ce projet ambitionne de couvrir toutes les étapes de la chaîne de valeur : extraction de matières premières, conception, fabrication et recyclage.

Aujourd’hui, ce secteur est dominé par la Chine. Pour inverser cette tendance au profit de l’Union européenne, plus d’une quarantaine d’entreprises vont collaborer tout en profitant du fonds. Parmi elles, deux français : Arkema et la branche française de Tokai Carbon Group.

« Pour l'économie européenne, les risques, liés à ces défis massifs de l'innovation, peuvent être trop importants pour qu'un seul État membre ou une seule entreprise les assume [...] Il est donc logique que les gouvernements européens s'unissent pour aider l'industrie à développer des piles plus innovantes et plus durables », soutient la Commissaire européenne à la société numérique et à la concurrence Margrethe Vestager.

Tableau présentant les entreprises participant au projet de batteries européen en quatre catégories : matières premières, cellules de batterie, systèmes de batterie, recyclage et durabilité.

Source : Commission Européenne

« Le projet dont il est question aujourd'hui illustre la manière dont la politique de concurrence œuvre de pair avec l'innovation et la compétitivité, et ce, en permettant des innovations radicales tout en garantissant que les ressources publiques limitées soient utilisées pour attirer les investissements privés et que les distorsions de concurrence soient réduites au minimum », explique Margrethe Vestager dans un communiqué.

Ce projet lancé en 2017 regroupe douze pays et s’inscrit dans le projet important d'intérêt européen commun (PIIEC). Il n’est pas à sa première subvention et probablement pas à sa dernière. En 2019, l’UE lui avait déjà consacré 3,2 milliards d’euros, et d’après la Commission européenne, les pays-membres espèrent lever 9 milliards d'euros supplémentaires auprès d'investisseurs privés.

« En mettant l'accent sur la prochaine génération de batteries, ce solide projet paneuropéen contribuera à révolutionner le marché des batteries. Il renforcera également notre autonomie stratégique dans un secteur qui est vital pour la transition verte et la résilience à long terme de l'Europe », affirme le vice-président de la Commission européenne Maroš Šefčovič.