2021 commence comme 2020 s’est achevée pour Google… D’après des informations recueillies par Reuters, les procureurs généraux de l’Utah, de la Caroline du Nord et de New York se préparent à inculper la firme de Mountain View. D’autres États pourraient se joindre à la plainte qui devrait être déposée entre février et mars. Elle portera principalement sur le Google Play Store.

En effet, il est reproché au magasin d’application de prendre une commission de 30% sur les achats in-app, à l’instar d’Apple dont l’App Store est lui aussi dans le viseur des autorités. En plus de cela, Google est accusée d’abus de position dominante avec son store, qui est la plateforme installée par défaut sur des centaines de millions de smartphones à travers le monde. Le service est ainsi bien plus utilisé que ceux proposés par ses rivaux comme Amazon, Samsung ou encore Huawei.

Selon Sameer Samat, vice-président d'Android et de Google Play, ces accusations sont infondées : « La plupart des appareils Android sont livrés avec au moins deux app stores préinstallés, et les consommateurs peuvent installer des app stores supplémentaires. Cette ouverture signifie que même si un développeur et Google ne s'entendent pas sur les conditions commerciales, le développeur peut toujours distribuer sur la plateforme Android », assure-t-il.

Cette plainte sera la quatrième à l’encontre de la firme de Mountain View en seulement quelques mois aux États-Unis. Elle va ainsi devoir faire face à un procès contre le Département de la Justice pour le monopole écrasant exercé par le Search, mais elle est également sous le coup de deux autres inculpations menées par des procureurs généraux de plusieurs États, portant notamment sur ses abus de position dominante pour booster ses activités et revenus publicitaires. Toutes ces poursuites font suite à l’audience historique des GAFA organisée par le Congrès américain cet été. La prochaine inculpation de Google peut toutefois avoir de quoi surprendre, puisque son store est jugé moins strict que celui d’Apple, qui ne propose pas d’alternative pré-installée sur ses iPhone.

Pour rappel, l’éditeur de Fortnite, Epic Games, a poursuivi les deux géants en justice afin de dénoncer la taxe de 30% qu’ils prélèvent sur les achats in-app.