Cocorico ! Lydia, fintech française spécialisée dans le paiement mobile, vient de conclure son second tour de table en grande pompe : 72 millions d’euros supplémentaires viennent d’être levés, portant ainsi le total de sa série B à 112 millions d’euros. Une somme qui permettra à l’entreprise de consolider et développer ses acquis, mais aussi et surtout, qui la rapproche de son rêve de devenir une super-app européenne des services financiers.

Lydia signe une levée de fonds majeure

En janvier 2020, Lydia concluait la première levée de sa série B avec la jolie somme de 40 millions d’euros. Parmi les actionnaires ayant participé à l’opération, des associés historiques tels que CNP Assurances, XAnge et New Alpha, mais aussi le géant chinois Tencent qui s’était ajouté au tableau. Entre temps, la crise sanitaire a frappé, apportant avec elle une accélération sans précédent des services financiers numériques.

Un contexte favorable pour Lydia, qui vient de conclure l’extension de son second tour de table avec 72 millions d’euros supplémentaires levés. Au total, la série B de la fintech française atteint de cette façon les 112 millions d’euros. Si tous les actionnaires précédemment cités ont remis la main au portefeuille, un nouvel arrivant s’est glissé parmi eux. Il s’agit d’Accel, société de capital-risque et croissance, dont l’investissement a été dirigé par Amit Jhawar, ancien patron de Venmo, service de paiement mobile racheté par Paypal en 2013.

Partisan du paiement peer-to-peer, ce dernier s’est confié à TechCrunch en confirmant voir en Lydia la nouvelle Venmo française : « Lydia possède le plus grand réseau P2P d’Europe en dehors de PayPal et a le potentiel pour se développer dans toute l’Europe avec une solution mobile d’abord axée sur le client. Cela entraînera une demande accrue de produits financiers pour les consommateurs et un intérêt élevé des commerçants à accepter le paiement ».

Vers une super-app européenne de la finance

Avec Lydia, vous pouvez envoyer de l’argent à un autre utilisateur en quelques secondes, en ayant seulement besoin de son numéro de téléphone. C’est notamment ce service qui a permis à la fintech de connaître le succès en France, son pays d’origine, dans lequel elle compte plus de 4 millions d’utilisateurs. Pourtant, aujourd’hui, Lydia, c’est bien plus que ça.

L’entreprise propose, entre autres, de créer des cagnottes en ligne, de programmer des paiements récurrents, de faire des crédits à la consommation grâce à un partenariat avec Younited Credit, mais aussi de payer directement avec son smartphone ou encore de créer des sous-comptes pour différents projets. Flexible, simple d’utilisation et en accord avec son temps, Lydia va à contre-courant des systèmes financiers traditionnels pour se plier avant tout aux besoins de ses usagers à travers un écosystème complet et intuitif.

Un écosystème qui, par ailleurs, a pour vocation de s’agrandir afin de transformer la « petite » entreprise française en super-app de la finance à portée européenne. En janvier, Cyril Chiche, cofondateur et CEO de Lydia, ne cachait pas ses ambitions à nos confrères de ZDNet lorsqu’il a été question de savoir à quoi lui servirait sa levée de fonds : « Donner les moyens d’achever la transformation de Lydia d’une application de paiement mobile en la « super-app » des services financiers. Pour cela, nous continuerons à développer notre offre, notamment via des partenariats avec les meilleurs acteurs dans chaque domaine ». Un projet ambitieux qui pourra être mené de plus belle grâce à ces 72 millions d’euros supplémentaires ajoutés à son portefeuille.