International Business Machines (IBM) a affirmé, au début du mois de novembre, vouloir supprimer environ 10 000 emplois en Europe d’ici la fin du premier semestre de 2021. Les secteurs les plus affectés sont les services informatiques traditionnels, l’exploitation et les réparations des équipements. Les pays les plus touchés sont le Royaume-Uni, l’Allemagne, mais la Pologne, l’Italie, la Belgique et la Slovaquie ne seront pas épargnés. Suite à ces annonces, les actions de l'entreprise ont chuté le jour même de 1,6% à New York.

"Nos décisions en matière de personnel sont prises pour fournir le meilleur soutien à nos clients dans l'adoption d'une plateforme hybride ouverte de cloud computing et de capacités d'IA", a déclaré une porte-parole d'IBM, dans un communiqué envoyé par mail.

Alors que les actions d’IBM ont chuté de 8,6% en 2020, la porte-parole se veut rassurante : "Nous continuons également à faire des investissements importants dans la formation et le développement des compétences des employés d'IBM afin de répondre au mieux aux besoins de nos clients".

Depuis l’arrivée en février du nouveau PDG de l’entreprise, Arvind Krishna, les annonces ont été multiples. Premièrement, la scission en deux de l’entreprise : d’un côté, il y aura une partie reversée à la gestion de l’infrastructure, et de l’autre côté, une nouvelle société nommée “NewCo”. De plus, l’entreprise a annoncé, le 5 novembre, vouloir miser sur le cloud et le marché de la 5G avec IBM Cloud for Telecommunications. Dans quelques mois, IBM devrait acheter Instana, la start-up spécialisée dans la gestion de la performance des applications, tout cela dans l’optique de concurrencer les autres entreprises technologiques, telles que Amazon et Microsoft, qui dominent actuellement le marché.

"Nous prenons des mesures structurelles pour simplifier et rationaliser nos activités", a déclaré James Kavanaugh, directeur financier d'IBM, lors de la publication des résultats du troisième trimestre de la société en octobre. "Nous prévoyons une charge d'environ 2,3 milliards de dollars sur nos résultats d'exploitation pour le quatrième trimestre."

Bien que les perspectives d’avenir semblent positives, l’entreprise n’a pas coutume d’évoquer les licenciements, à une exception près, lorsque Lou Gerstner, l’ancien patron d’IBM, avait fait l’annonce, en 1993, de 60 000 suppressions de postes.