Plutôt discret sur le sujet, Honda est finalement le premier constructeur automobile autorisé à vendre une gamme de véhicules autonomes équipés d’un système de niveau 3. C’est une grande première et peut-être le début de la démocratisation des voitures autonomes.

Des véhicules autonomes de niveau 3 sur le marché

Le constructeur japonais a annoncé le mercredi 1 novembre avoir obtenu le précieux sésame tant désiré par de nombreux constructeurs à travers le monde. Cela signifie clairement que des véhicules autonomes vont bientôt débarquer dans nos villes, à nos côtés, sur les mêmes routes que celles que vous empruntez chaque jour. Cette fois-ci c’est (presque) palpable et ce n’est plus de la science-fiction. D’autres véhicules autonomes foulent déjà nos routes, notamment ceux de Waymo depuis deux ans à Phœnix, mais c’est bien la première fois que le grand public pourra se procurer de tels véhicules.

Les véhicules autonomes commercialisés ne dépasseront pas le niveau 3 d’autonomie et ce système ne pourra être activé que dans certaines conditions. Par exemple, lorsque le véhicule est dans un embouteillage sur une autoroute, précise Honda dans son communiqué de presse officiel. Le système autonome en question se nomme Traffic Jam Pilot et sera disponible sur sur sa nouvelle berline Honda Legend d’ici fin mars 2021.

Bientôt des systèmes de niveau 5 sur le marché ?

C’est un tournant dans l’histoire de l’automobile car comme l’explique un porte-parole de Honda: « c’est la première fois au monde qu’un constructeur automobile obtient l’autorisation de vendre un véhicule avec un système autonome de niveau 3 ». C’était totalement inespéré pour Honda. En effet, l’entreprise a été victime d’une cyberattaque cet été, ce qui lui a valu l’arrêt de sa production dans de nombreuses usines à travers le monde pendant plusieurs jours. Un coup dur qui n’a pas empêché le constructeur japonais de se relever.

En parallèle de cette annonce, le ministère des Transports au Japon a affirmé qu’il s’agissait bien « d’une première mondiale ». Les systèmes de conduite autonome sont échelonnés en fonction de leur niveau d’autonomie sur une échelle de 0 à 5. Le niveau 3 correspond à une automatisation dans des conditions pré-définies. Il est préférable qu’un humain reste derrière le volant, même lorsque le système est en activé.

D’autres constructeurs voient plus grand. C’est évidemment le cas de Tesla dont le fondateur Elon Musk affirme que : « dès cette année, les fonctionnalités de base d’une conduite autonome de niveau 5 seront disponibles sur nos véhicules », soit le degré ultime d’autonomie. Ce n’est pas un problème technologique mais plutôt juridique. Les voitures sans conducteur ne seront pas commercialisées avant quelques années.