Le réseau social Twitter pourrait empêcher les utilisateurs d’aimer des tweets arborant une étiquette “information trompeuse”. Dans sa lutte acharnée contre les infox, Twitter innove et ambitionne de rendre beaucoup plus difficile le retweet d’une information, lorsqu’elle contient des informations douteuses.

Jane Manchun Wong, célèbre pour ses trouvailles de fonctionnalités cachée, est la première à remarquer le signalement de Twitter l’empêchant de retweeter un contenu car les informations étaient douteuses. Cette stratégie de Twitter a pour but d’enrayer le plus possible la diffusion massive d’infox, qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Face à cette recrudescence, le réseau social invite désormais les utilisateurs à bien lire un article avant de retweeter une information. Twitter s’estime heureux que cette nouvelle fonctionnalité ait porté ses fruits. Il affirme que les utilisateurs ouvrent 40% de fois plus les articles.

Twitter veut que sa plateforme reste une plateforme d’information fiable. C’est une mission ambitieuse, surtout face au président de la première puissance mondiale qui profite de cette plateforme pour y créer son propre média en décrédibilisant tout autre organe d’information. Twitter a décidé de taper fort : Donald Trump a vu plusieurs de ses tweets sur l’élection américaine masqués car il dénonçait une “fraude massive”, sans même avoir de preuve à l’appuie. Depuis sa défaite il y a quelques jours face à l’ancien vice-président, Joe Biden, Donald Trump n’a cessé de tweeter des allégations non fondées, malgré les étiquettes « informations non-fondées » apposées à ses tweets.

En tant que président, il bénéficie des avantages des grands leaders mondiaux, mais ce ne sera plus le cas à partir du 20 janvier 2021. En effet, il sera soumis aux mêmes règles que les autres utilisateurs de la plateforme, comme l’interdiction d’inciter à la violence ni à la haine, ou de propager des informations infondées. S’il continue à cette cadence, il pourrait, à terme, être banni de son réseau social préféré, comme c’est le cas pour des milliers de comptes conspirationnistes QAnon.

Ce n’est pas seulement Twitter qui lutte activement contre les infox, les autres réseaux sociaux ne cessent de créer de nouveaux outils. En effet, YouTube affiche une étiquette désormais qui mentionne que la vidéo est jonchée d’informations infondées et met en avant le fact checking. WhatsApp, quant à lui, informe les utilisateurs lorsqu’ils reçoivent des informations écrites par un média ou d’autres personnes pour amener l’utilisateur à vérifier l’information reçue. Les utilisateurs sont amenés vers une recherche Google pour s’assurer de vérifier la fiabilité de l’information. Toutes ces mesures prises par les grandes plateformes ne permettent pas à toutes les fausses nouvelles de circuler, mais de largement les freiner.