La société Virgin Hyperloop vient de frapper un grand coup en franchissant une étape cruciale dans le développement de sa technologie. Deux personnes ont ainsi parcouru 500 mètres en un peu plus de 6 secondes à bord d’une capsule se déplaçant à 160 km/h.

Un grand pas en avant

Il s’agit de la première fois que des êtres humains voyagent à bord de l’Hyperloop. Le test s’est produit sur le site DevLoop dans l’État du Nevada, et les deux personnes l’ayant effectué sont Josh Giegel, co-fondateur de l’entreprise, et Sara Luchian, responsable de l’expérience passagers chez Virgin Hyperloop. Comparé au décollage d’un avion de ligne, le trajet a été beaucoup plus « lisse » que prévu.

La vitesse du test a néanmoins été bien moins impressionnante que les capacités réelles de l’Hyperloop, qui peut atteindre les 1 220 km/h. Cette technologie a premièrement été décrite par Elon Musk en 2012 et consiste en un tube, souterrain ou non, dans lequel l’air est aspiré pour que les capsules se déplacent très rapidement. Par exemple, un voyage entre Paris et Bordeaux ne prendrait que 30 minutes. Plusieurs entreprises travaillent ainsi à son développement, aussi bien pour le transport de personnes que de marchandises : « Cette technologie pourrait être la transition vers l’avenir que nous souhaitons tous. Aujourd’hui, nous sommes passés de la petite enfance à l’adolescence », s’est ainsi félicité Josh Giegel.

La capsule de Virgin Hyperloop.

© Virgin Hyperloop

Le chemin est encore long

L’Hyperloop ne fonctionnerait pas comme le système ferroviaire et ses horaires mais plutôt comme des ascenseurs, c’est-à-dire à la demande. En plus de permettre un gain de temps considérable, il serait également bénéfique à l’environnement. Malheureusement, plusieurs obstacles se dressent aujourd’hui sur le chemin de son déploiement.

En effet, le coût d’un tel dispositif s’élève à plusieurs milliards d’euros, ce qui explique potentiellement pourquoi, jusqu’alors, aucun gouvernement n’a approuvé la construction d’un système hyperloop. La technologie elle-même est par ailleurs très complexe : les virages nécessitent des distances très importantes, et la dépressurisation du tube, s’il mesure plusieurs centaines de kilomètres, pose également quelques problèmes aux chercheurs.

Malgré cela, le test de Virgin Hyperloop marque un tournant dans l’avenir de cette technologie, qui dispose d’ores et déjà de normes en Europe et d’un tube d’essai à Toulouse. Virgin Hyperloop, de son côté, s’intéresse aussi au marché indien pour le développement de son système.