C’est fait, la 5G s’apprête à faire son arrivée en France. À partir du 18 novembre, les opérateurs pourront émettre sur les fréquences qui leur ont été attribuées. L’allumage des réseaux suivra peu après, le temps d’obtenir les autorisations de l’ANFR et des mairies.

Une arrivée le lendemain de la fin des expérimentations sur la 5G

La 5G s’achemine vers la dernière étape de son déploiement commercial en France. 01net rapporte que l’Arcep, le gendarme des télécommunications français, a présenté un calendrier précis pour l’utilisation des fréquences 5G par les opérateurs. C’est le 18 novembre qui a été choisi pour autoriser à émettre, après l’autorisation publiée au Journal officiel. La date n’a pas été choisie au hasard, puisque c’est le lendemain de la fin des expérimentations sur la 5G.

Cette nouvelle est attendue depuis environ un mois, lorsque les opérateurs se sont disputés aux enchères les fréquences 5G de 3,4 à 3,8 GHz entre le 29 septembre et le 1er octobre. Les opérateurs ont déboursé jusqu’à 2,78 milliards d’euros pour obtenir ces fréquences, Orange qui a obtenu les blocs de fréquences les plus importants, a dépensé à lui seul 854 millions d’euros. Le 20 octobre de nouvelles enchères, plus modestes, ont été organisées pour déterminer la position des opérateurs dans la bande.

tableau récapitulatif de l'attribution des fréquences 5G

Résultat des attributions de fréquences aux opérateurs. Crédit : Arcep

L’activation des réseaux se fera progressivement d’ici la fin du mois

Sébastien Soriano, président de l’Arcep, a précisé que « La capacité d’allumage des opérateurs se situera donc plutôt entre le 20 et le 30 novembre ». Ce décalage s’explique par l’attente des opérateurs, depuis l’obtention des fréquences, des autorisations techniques de l’Agence nationale des fréquences qui a décidé de multiplier les contrôles sur la 5G pour s’assurer de son innocuité.

Ce délai s’explique également par la méfiance de certains maires, comme à Bordeaux ou Grenoble vis-à-vis de la 5G. L’Arcep a encouragé les opérateurs d’accéder aux demandes d’informations des mairies et de travailler en bonne entente avec les élus.

Même lorsque ces difficultés seront surpassées, les premiers réseaux 5G seront restreints dus au faible nombre de pylônes actuel. Chaque opérateur est obligé par l’Arcep d’implanter 3000 nouveaux pylônes d’ici à 2020 pour finalement atteindre 10 500 en 2025. La 5G couvrira 100% du territoire hexagonal d’ici 2030, encore un peu de patience.