Techcrunch a réalisé une étude qui montre que les villes où les services de VTC sont les plus développés sont celles dans lesquelles les taux d’agressions sexuelles sont les plus faibles. Un rapport intéressant qui prouve que grâce à ce mode de transport, les citadins et les citadines sont moins exposés aux risques d’agressions.

Y a-t-il un lien entre le nombre de VTC et les taux d’agressions ?

Nos villes connaissent des mutations majeures depuis quelques années. Si les taxis ont toujours une place importante, ils sont petit à petit rejoints par de nouveaux acteurs dont nous parlons souvent ici : les services de VTC, Uber et Lyft en tête. Alors que ces entreprises ont dû faire face à un certain nombre de critiques et de scandales il y a quelques années : 3 000 alertes d’agressions sexuelles ont par exemple été déposées chez Uber en 2018 aux États-Unis.

De nombreux conducteurs ont commis des incidents, dont des agressions sexuelles et des crimes. Parallèlement, Techcrunch constate pourtant que la présence des VTC réduit le nombre d’agressions sexuelles dans les rues des grandes villes. Le média américain a analysé les données de la ville de New York en 2015. Le constat est le suivant : plus la présence d’Uber ou de ses concurrents est soutenue dans un quartier, plus la criminalité baisse et moins il est probable qu’un incident de viol soit signalé dans le même secteur.

Dans certaines villes le nombre d’incidents signalés peut diminuer en moyenne de 6%

Techcrunch estime qu’une simple augmentation de 1% des ramassages Uber pourrait entraîner une diminution de 48 agressions par an dans la ville de New York. L’étude révèle par ailleurs que la présence des VTC contribue à une plus grande réduction des cas de viol dans les quartiers périphériques de New York comme Brooklyn, Staten Island ou le Bronx. Plus qu’à Manhattan par exemple. Leur présence est également plus « utile » dans les zones où le pourcentage de résidents non blancs est plus élevé ou encore dans les zones où il y a plus de points de vente d’alcool.

Les conclusions de l’étude permettent de montrer que les acteurs du VTC permettent majoritairement de déplacer les victimes vulnérables potentielles vers des lieux plus sûrs, notamment leur domicile, beaucoup plus rapide qu’à pied. Attendre un taxi dans la rue ou marcher à pied jusqu’à une station de métro peut s’avérer en réalité beaucoup plus dangereux que de prendre un Uber. Le temps d’attente pour prendre un Uber est sensiblement plus court que pour les taxis. Aussi, dans la périphérie des villes, Uber est plus disponible.

Pour cela les plateformes mobiles des services de VTC sont pertinents. La tarification dynamique permet aux conducteurs de répondre instantanément aux demandes du marché. Techcrunch a constaté ce phénomène dans d’autres villes des États-Unis. À l’arrivée d’Uber et de ses concurrents, le nombre d’incidents de viols signalés peut diminuer en moyenne de 6%. Dans certaines villes ou quartiers défavorisés, les collectivités décident aujourd’hui de combler le manque de transports, en mettant en place des services de transport à la demande. Cette étude va sans aucune doute permettre d’appuyer cette tendance.