Pour innover après la crise du Covid-19, Airbnb va déposer son projet d’entrée en bourse la semaine prochaine, ont annoncé nos confrères du Reuters. L’entreprise américaine prévoit de rendre public l’enregistrement de son projet d’entrée en bourse le mois prochain, ce qui donnera un aperçu des futures activités de la société, qui a dû faire face à la plus grosse crise depuis le lancement de la plateforme en 2010, en se séparant d’un quart de leurs employées.

3 milliards de dollars levés

Airbnb prévoit de fixer une fourchette de prix pour cette introduction en bourse, dont la tournée de présentations aux investisseurs aura lieu en décembre aux États-Unis. Cette entrée en bourse sera suivie par, Morgan Stanley, et Goldman Sachs, leaders en des banques d’investissement.
En plus d’avoir levé 3 milliards de dollars, la société californienne a aussi réussi à obtenir un financement d’urgence, en avril dernier, de la part des investisseurs SIlver Lake et Six street partners.

L’indice de volatilité en bourse est très activement surveillé par la société, notamment à l’aube des élections américaines. Bonne nouvelle : il a atteint son niveau le plus bas depuis 2 semaines, après avoir toutefois passé un niveau record depuis quatre mois.

Airbnb se refait une beauté

Cette fougue de se refaire une beauté survient après que l’entreprise ait enregistré une perte de millions de dollars pendant le confinement en Europe. En effet, les frontières étaient fermées, les voyages fortement limités. Toutefois, Airbnb s’est réjouie cet été de l’augmentation de la demande de location de maisons grâce à l’épidémie qui a poussé les gens à louer des maisons en dehors des grandes villes. De plus, la société a déclaré que plus d’un million de nuits ont été réservées en juillet, du jamais vu depuis le 3 mars 2020.

Le groupe californien voit les beaux jours arriver. Elle devrait devenir l’une des plus importantes cotations boursières en 2020. La valorisation de son entrée en bourse est estimée à presque 30 milliard de dollars, de quoi ravir son PDG, Brian Chesky. À l’inverse, ce n’est pas le cas de tout le secteur du tourisme, qui lui, chiffrait en août une perte de 320 milliards de dollars, selon l’Organisation mondiale du tourisme.