Les chercheurs du Massachusetts Institute of Technology ont dévoilé le 2 novembre un nouveau système de navigation sans batterie conçu pour cartographier les fonds marins. La technologie GPS n’est pas capable de pénétrer sous l’eau car les ondes radio ne sont pas adaptées à cet environnement. La solution imaginée par le MIT pourrait remplacer le sonar utilisé par les sous-marins, beaucoup trop gourmand en énergie.

Cartographier les fonds marins avec un système sans batterie

Au même titre que le GPS sur la surface terrestre et dans l’espace, cette technologie semble être une petite révolution pour cartographier les fonds marins car elle serait très peu gourmande en énergie. C’est ce critère majeur qui a permis au GPS de transformer notre façon de nous déplacer. De la navigation en voiture aux cartes sur nos smartphones, cette technologie est aujourd’hui omniprésente dans nos vies. Le MIT espère bien créer un tel engouement avec sa technologie sans batterie pour cartographier et explorer les océans.

Après le GPS lunaire de la NASA, le GPS sous-marin du MIT pourrait bien voir le jour. Ce système pourrait donc remplacer les technologies de navigation sous-marine actuelles. Ce système de navigation acoustique sans batterie utilise des signaux déjà présents dans l’environnement plutôt que de créer ses propres signaux. C’est là toute la différence et ce qui explique sa faible consommation d’énergie. Cette technologie fonctionne grâce à des matériaux piézoélectriques qui génèrent une charge électrique lorsqu’ils sont soumis à une contrainte mécanique, y compris la contrainte résultant d’une onde sonore qui les frappe.

Objectif : révolutionner l’exploration des fonds marins

Les capteurs du système sont capables de traduire les informations des ondes sonores en code binaire. Les chercheurs se sont pour le moment servis de cette technologie pour mesurer la température de l’océan ou sa teneur en sel. Ce sont les premiers usages permis par le système du MIT. Cependant les chercheurs sont persuadés qu’ils peuvent aussi tirer des informations plus précises, notamment pour déterminer la géolocalisation d’un objet et mieux cartographier l’océan. Sous l’eau, c’est un véritable casse-tête : le son se réfléchit sur diverses surfaces sous et revient à des angles souvent imprévisibles.

Pourtant les chercheurs du MIT ont réussi à déterminer une approche appelée « saut de fréquence » qui serait efficace dans les eaux profondes. Ils s’efforcent maintenant à rendre cette même technique efficace dans les eaux peu profondes, là où l’environnement est encore plus bruyant. Concrètement, une telle technologie pourrait permettre à de futurs robots explorateurs des fonds marins de mieux cartographier l’océan et d’effectuer des contrôles en autonomie totale. L’avenir des robots sous-marins autonomes repose en grande partie sur ce système.