Après que Donald Trump ait contracté le coronavirus, Twitter a tenu à rappeler à ses utilisateurs que les contenus souhaitant la mort d’une personne étaient passibles de sanctions, entraînant certains utilisateurs à accuser le réseau social de partialité.

Un message posté directement sur Twitter

Depuis le début de la pandémie de Covid-19, la gestion et la communication du président américain est vivement critiquée par les scientifiques et ses opposants. Refusant d’imposer les gestes barrières et le port du masque, Trump a, à plusieurs reprises, minimisé la crise. À ce jour, le nombre de décès outre-Atlantique approche des 210 000.

Le 1er octobre 2020, le président, sa femme Melania et d’autres membres du staff de la Maison Blanche ont été testés positifs au Covid-19, entraînant l’ hospitalisation de ce dernier à l’établissement militaire Walter Reed. Suite à cette annonce, de nombreux Twittos ont eu des propos médisants sur le réseau social, en souhaitant l’aggravation de la maladie du président, voire même sa mort. Face à l’ampleur de la situation, Twitter a tenu à rappeler ses politiques générales : « Les tweets qui souhaitent ou espèrent la mort, des lésions corporelles graves ou une maladie mortelle contre *toute personne* ne sont pas autorisés et devront être supprimés ».

Si ici, le message fait référence à la suppression des tweets en question, des comptes peuvent également être bannis en cas d’infractions répétées. Contacté par Motherboard, un porte-parole du réseau social a déclaré que les messages visés par une sanction seraient ceux qui possèdent un « appel clair à l’action qui pourrait potentiellement causer des dommages dans le monde réel ».

Des utilisateurs s’interrogent

Plusieurs utilisateurs du réseau social lui reprochent un deux poids deux mesures. C’est notamment le cas de la députée démocrate Alexandria Ocasio-Cortez, visée à de nombreuses reprises par des menaces de mort sur la plateforme. Elle a ainsi demandé ironiquement si ce message aurait pu être posté à d’autres reprises.

Car si Twitter a redoublé ses efforts pour combattre le harcèlement et les discours haineux avec des régulations plus poussées et, par exemple, en offrant la possibilité d’empêcher les inconnus de répondre à vos tweets, les menaces y restent persistantes. Il est par ailleurs extrêmement rare que Twitter s’adresse directement à ses utilisateurs pour « défendre » une personnalité publique, chose que regrette la députée américaine Rashida Tlaib : « Les menaces de mort qui nous ont été adressées auraient dû être prises plus au sérieux par Twitter ».