La lutte contre la désinformation est au coeur des préoccupations des réseaux sociaux qui, ces dernières années, multiplient les fonctionnalités pour éradiquer les fake news de leurs plateformes. La dernière en date nous vient de chez Twitter et se nomme « Birdwatch« . Actuellement en préparation, celle-ci consiste en un système communautaire reposant sur les utilisateurs du réseau social.

Birdwatch, la nouvelle fonctionnalité en préparation chez Twitter

Cette nouvelle fonctionnalité a d’abord été trouvée au mois d’août 2020 par Jane Manchun Wong, une ingénieure habituée à fouiller dans les codes des réseaux sociaux pour mettre en lumière leurs nouveautés en préparation. À ce moment-là, il était encore difficile de visualiser de façon concrète ce nouveau système de lutte contre la désinformation. Depuis, Birdwatch a fait son apparition sur les comptes de certains utilisateurs, permettant ainsi de mieux comprendre son fonctionnement.

Matt Navara sera finalement le premier à repérer le bouton « Add to Birdwatch » et à le mettre en avant sur son compte Twitter, précisant dans le même temps que celui-ci permet « de joindre des notes à un tweet », avec la possibilité de les rendre publiques ou de les garder privées.

Plus concrètement, Birdwatch consiste en une fonctionnalité permettant à chaque utilisateur de recontextualiser l’ensemble des tweets publiés sur la plateforme. Un système communautaire dont l’objectif est de lutter contre la désinformation. Pour flagger un tweet, les utilisateurs devront remplir un formulaire qui a été mis en lumière par Jane Manchun Wong, et auront la possibilité à travers celui-ci d’ajouter des notes. Par la suite, les autres utilisateurs pourront cliquer sur une icône en forme de lunettes présente sur le tweet concerné, et ainsi prendre connaissance des annotations apportées.


Jusqu’à présent, ce sont les équipes de Twitter elles-mêmes qui se chargeaient d’apporter des précisions aux tweets contenant des fake news. Donald Trump en a d’ailleurs plusieurs fois fait les frais. Birdwatch change donc la donne, en transformant ses propres utilisateurs en police de la désinformation. Si l’idée paraît bonne de prime abord, elle est aussi risquée : comment Twitter réussira-t-il à gérer les différents trolls et éventuelles batailles d’annotation qui se livreront sur les tweets ? L’avenir nous le dira.